Les Phalliques

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20 pages

Les Phalliques
Annexe I
Les Phalliques, tragédie
Annexe I
Annexe II

Les tribulations des Phalliques après qu'elles ont clabaudé sur le net ont ardé moult échanges de caquetades amalies et de chattemites sans bénignité qui ont branlé notre doutance et bravé notre fiance au grand dol de nos émeuvements. Nous fûmes ainsi en grand dépit d'être déconfortés malonestement alors que ce n'éstoit oncques gausserie et non mie pensement à hurlade ou ire irréfragable.
   Ne nous morguons pas des tous ces navrements car les voici céans tout à plein dévergognés quiètement et sans en dépriser aucun.

Suze de Pounac, copiste cacographe principautal


8 février 2006
Royal octroi
Diantre, quels sont ces gueux qui se prétendent nobles et étalent leurs turpitudes et leurs titres fallacieux dans les replis du web comme foutre sur les bannières d'un roi fantoche ? Ne savent ils point qu'il n'est en ce monde-ci qu'un seul monarque incontestable - et c'est celui que je sers - Orélie Antoine de Tounens, roi de Patagonie et d'Araucanie, souverain de tous les territoires battus par les vents contrapétiques vers le cap Horn, la péninsule Antarctique ou les îles Malvines et Anglo-Normandes.

   En Son nom et pour Sa plus grande gloire, moi, Son très humble sujet, vice-consul de Patagonie à Pau, accorde par décret instantané la jouissance des terres et des titres qu'ils s'étaient indûment octroyés aux susdits gueux de la principauté de Gamassade. Et ce sans combat ni étripailleries,  pour que soit partout célébrée la profonde et royale mansuétude.

Par le même décret, les princitripotés du point G se verront léguée, s'ils la demandent expressément, la version originale des Phalliques, prélevée sur le Royal trésor et enrichie de deux actes désopilants qui rendent enfin justice à un valeureux allié de la couronne bicéphale de Patagonie et d'Araucanie : Phallus 1er, roi de Paphos et de Lesbos. Les plus grands poètes de la cour se sont tués à la tâche pour perfectionner cette œuvre rare tout en léguant à la postérité pléthore de calembours fumants et contrepèteries sulfureuses. Cet octroi littéraire sera fait gracieusement, sur la seule promesse que les théatreux de Gamassade mettront tout leur talent à recréer la pièce en trois actes telle qu'elle a été jouée à Pau en l'an 143 de Son règne, et toute leur loyauté à inviter pour la seconde première une délégation dudit vice-consulat. Offre valable également pour tout navigateur ayant dérivé suffisamment pour aborder ces rivages internautiques et découvrir cette bouteille à la mer.

Vice consul de Patagonie Family


Jeudi 9 février 2006
Message reçu dans la boîte à lettre de la Principauté. Une réaction s'impose-t-elle ?
1. pour répondre à la tournure désinvolte,
2. pour jeter un œil sur cette fameuse version augmentée des "Phalliques".
3. ... et pour inviter ce supposé vice-consul...

A vous. Suze de Pounac


9 février
M'ouais... le ton est assez déplaisant, et n'incite guère à la poursuite des pourparlers !
   Quant à la soi-disant "version longue", qu'ils la mettent en ligne comme l'est la courte sur le site de la Principauté, non ?

Burnaud d'Escouilles


10 février
Pas d'accord avec Burnaud - une fois n'est pas coutume - et je trouve le texte de notre correspondant(e) marrant, tout à fait dans le ton de nos polémiques habituelles. Comment est-elle tombée sur le site de la Gamassade ? Par ailleurs, ça a l'air d'être une connaisseuse car elle prétend posséder le texte complet des Phalliques, alors que le manuscrit n'a été découvert que très récemment par le Cardinal qui, à la recherche d'un petit câlin par André Gide, traînait selon ce qui se dit à Marsa dans les caves du Vatican...

Pour ma part, je pense qu'il faut suivre et lui demander plus de précisions sur sa personnalité. Une photo nue par exemple... Sans oublier les parties (!?) manquantes des Phalliques.
   Aller, je retourne de ce pas à Poulo Condor soigner mes rhumatismes. Bises à toutes

Lonesome M.


11 février
A l'attention des sujets de notre bon Prince Jehan Louys ainsi qu'à l'Infâme, Cardinal de Marsa.
   Je trouve le texte de notre correspondant(e) non dénué d'intérêt, tout à fait dans le ton de nos polémiques habituelles, bien que fleurant semble-t-il un impérialisme de mauvais augure que nous n'aurons toutefois aucun mal à vaincre, vu les nombreuses victoires que nous avons su remporter dans le passé contre les troupes du Cardinal.
   Question : Comment est-elle tombée sur le site de la Gamassade ?

Par ailleurs, et cela doit être mis à son crédit, elle semble être relativement cultivée en prétendant posséder le texte complet des Phalliques. Je rappelle que le manuscrit n'a été découvert que très récemment par le Cardinal qui, dans le cadre d'un échange de petits câlins avec André Gide, traînait, selon ce qui se dit à Marsa, dans les caves du Vatican...
   Pour ma part, je pense qu'il faut suivre et lui demander plus de précisions sur sa personnalité. Une photo en string par exemple... Sans oublier les parties (!?) manquantes des Phalliques.
   Bises à toutes et bon week end.

Lonesome M, Duc de Panier


15 février
Réponse de S.M. Antoine de T., roi de P. et d'A., à la petite noblesse et au goupillon de Gamassade.
Or donc S.M. (Sa Majesté, bien sûr, pas sado-maso), Antoine de Tounens, ayant entendu parler d'OPA et absolument pas impressionnée par cette menace vulgaire émanant de cuistres vivotant hors de Son royaume, daigne, par la plume de son vice-consul, répondre au Prince, au Duc et au Cardinal de Gamassade, frileusement serrés derrière leur armée de mots et de titres ronflants : Comment êtes vous entrés en possession du Grand Manuscrit des Phalliques alors qu'il devait rester enfermé dans l'Arche d'Alliance jusqu'à la fin des temps ?
   Seule Nous, Sa Majesté Antoine, avions été pour le moment reconnu digne d'y poser les yeux, et accessoirement d'en apprendre le texte puis de le déclamer, entourés de nos preux Chevaliers. Notre royale initiation remonte à quelques années avant Notre couronnement. En la faculté de Bordeaux, quelques joyeux carabins avaient reçu - provenant semble-t-il de sources occultes quoique toulousaines - un texte princeps racontant l'ignoble supplice du roi Phallus, radicalement privé de sa virilité par les incisives d'Anticoït, l'infâme reine lesbienne. C'est là, dans la belle ville de Rabelais, que Nous ouïmes le Grand Secret dans sa première version.
   Pour ne pas risquer de voir cet incunable tomber aux mains des hérétiques ou des pornographes, nous l'avons recopié Nous-même, puis mangé, digéré et conchié. Ensuite, Nous sommes partis bouter la soldatesque argento-chilienne hors des territoires qu'occupaient depuis toujours les tribus patagonnes et araucanes, qui Nous ont derechef fait Roi, avant de nous couronner de vent et de poussière.
   Revenus en France, et pour protester contre la non-reconnaissance de Notre royauté par le minable gouvernement local d'alors, Nous avons décidé de tirer Phallus de son oubli, en répandant partout sa poignante complainte.
   Au bout de six mois d'un apprentissage aussi studieux qu'alcoolisé, nous fûmes prêts, Mes Chevaliers et Nous. L'enthousiasme de la populace, une fois la Vérité révélée, fut à la hauteur de notre travail, et la Chanson de Phallus, après celle de Roland, submergea une Europe avide de culture et de récits de combats contre les moulins.

   Nonobstant, après l'avoir plaint, il restait à réhabiliter et venger Phallus. Anticoït, alias les dents de la mer Egée, reine déchue de Lesbos, ne pouvait rester impunie et Phallus l'ombre de son ancien totem. Nous Nous remîmes au travail pour opiniâtrer l'élaboration d'un texte qui serait à la mesure d'une telle érection statuesque. Alexandrins et rimes pour édifier malandrins et coquines, souffle picaresque pour rendre Phallus autant que Nous gigantesque.
   Voici donc expliquée la genèse de l'acte I puis des actes II et III. Comment les fervents élus pourraient-ils en prendre connaissance ? Tout simplement en faisant le serment, comme Nous le disions dans notre message initial, de rameuter gens de théâtre et de franche camaraderie, sous les drolatiques pseudonymes de Phallus, Anticoït, Clitoris, Vénus, Suspénis et autres Tréponème, afin qu'ils redonnassent écho à l'épopée phallique. Il faudrait aussi acquitter une modeste dîme, eu égards aux frais d'enregistrement de l'œuvre en question. Nous avons aussi entendu vanter une certaine eau de vie de prune, par des bouilleurs de cru probablement illicites. Nous ne Nous abaisserons pas à dénoncer ces pratiques mesquines, de plus nobles combats accaparant notre royale énergie. Cependant, les conseillers influents ou les discrets décideurs en la cour de Gamassade pourraient noblement proposer à Notre royale ambassade de venir un jour ouïr la geste phallique quand elle sera prête, pendant que coulerait à flots la susdite eau de vie venant renforcer les effets du philtre de Rire distillé par la pièce elle même. Voilà une nouvelle et grandiose Croisade en perspective, d'entre les croisades la plus pacifique et magnifique. Il faut répandre le Message, et toutes les troupes, théâtrales ou armées, seront les bienvenues. Que les alliés potentiels fassent offre d'allégeance à l'adresse suivante : Vice-Consulat de Patagonie en France.

La Vice consule de Patagonie


17 février 2006
Que faire avec ça ? Le mettre sur le site de la Gamassade ? C'est au Cardinal de répondre puisqu'il a joué Les Phalliques sur scène lorsqu'il sévissait au Chili - si je ne m'abuse - et que le Chili est plus proche du mythique royaume de Patagonie que ne l'est la fac de Bordeaux... A confirmer pour clouer le bec et demander des indemnités.
   Et où est la photo en string exigée ?

Suze


17 février
Tout à fait d'accord pour une réponse circonstanciée du Cardinal. On aimerait quand même avoir un aperçu des deux scène soit disant manquantes et of course, une photo en string comme exigé à titre de droit d'entrée pour toute intervention dans le site.
   Pour votre info, j'ai fit un rapide aller-retour sur les pages jaunes. Pas de Vice consule de Patagonie à l'adresse indiquée à Pau.

Méfiance donc ! Ne serait-ce pas un nouveau coup fourré du Cardinal ? En fait il est le seul d'entre nous à avoir connu Antoine de Tounens, pour avoir sévi au Chili et même selon ce qui se dit en haut lieu, à avoir mis les pieds - et le reste - en Patagonie...

Lonesome-le-Mouillé


23 février 2006
Les Phalliques Acte III
Oui, je répondrai à ce vice consul qui prétend être la voix de S.M. Antoine de Tounens, souverain grandiose bien qu'éphémère des terres patagonnes et araucanes perdues du côté des cinquantièmes rugissants.
   Ce royaume désolé, agrippé par le vent, meurtri jusque dans ses entrailles par la glace et le givre, ce royaume transi, héroïquement dressé contre les tempêtes arrachées à la solitude de trois immensités océanes, ce royaume du fond du monde, presque de l'autre monde, MOI, Sulpice Alzheimer de la Fosse, Cardinal de Marsa, Grand Inquisiteur et Préfet des mœurs, puis m'honorer d'en avoir été le pasteur et d'en avoir con fessé chaque sujette au cours des quatre années que dura la mission évangélique qui m'avait été confiée. Et que pensez-vous que ces pécheresses me susurraient dans le secret du confessionnal Madame la Vice-Consul ?

Elles m'entretenaient des faicts horrifiques de ces héros anciens desquels elles prétendaient descendre par le biais de la cuisse de Jupiter. Et c'est ainsi que, complétant le manuscrit trouvé dans les caves du Vatican, et sans qu'André Gide m'assiste, je puis livrer maintenant la suite (ou la fin) de cette sublime tragédie aux accents épiques.

Le Cardinal

P.S. Un confit de canard (dûment vacciné) et quelques bouteilles d'eau de vie de prune seront réservés à l'accueil, dans le palais du Cardinal, du représentant de S.M. Antoine de Tounens pourvu qu'il vienne avec humilité faire repentance et recevoir la bénédiction de Mon Éminence


23 février
Les Phalliques Acte III
Les photos en string suivront si affinités...
   Pour le moment, voilà deux images révélant le vicieux et la vicieuse consuls, respectivement dans les rôles de Tréponème et Anticoït.
   Nous ne comprenons toujours pas d'où sort votre "acte 3" puisque je croyais la pièce originale terminée à la fin de ce que VOUS appelez l'acte 2. Pour réhabiliter Phallus et surtout prolonger le plaisir de jouer cette pièce, nous avons inventé deux actes totalement inédits ! Mais loin de nous la prétention de doubler Racine ou quelque écrivain original que ce soit, nous n'avons écrit une suite qu'en totale méconnaissance d'une pièce complète officielle.
   Tout à fait d'accord évidemment pour venir vous rencontrer un jour. En attendant, merci de nous mailer la couverture de votre bouquin (s'il existe !) ou les références !
   Si j'ai bien compris, Sulpice Alzheimer de la Fosse, Cardinal de Marsa, Grand Inquisiteur et Préfet des mœurs aurait joué les deux premiers actes au Chili (!?) sans autorisation, à ma connaissance, de mon roi vénéré.

Pourquoi pas la pièce entière ? Existe-t-il une trace filmée de cette passionnante prestation ? Quant à nous : un film est en cours de montage après l'ultime représentation de "NOS" trois actes.

   P.S. : pour répondre à l'une de vos questions précédentes : comment on est tombé sur le site de la Gamassade ?
C'est en cherchant sur "google" = les phalliques que le 10ème site nous proposait la tragédie à télécharger !!!! Alors que jusqu'à récemment la même recherche ne renvoyait qu'à des sites pornos (à part une autre équipe parisienne qui aurait joué cette pièce (tjs les actes 1 et 2 seuls) mais nous n'avons jamais réussi à les contacter).
   Le canard vacciné : c'est pour quand !?

Les Vice consuls de Patagonie


23 février
Merci au Net d'avoir permis cette rencontre fortuite entre les sociétaires de la Comédie Gamassone et les artistes de la bonne et bienheureuse cité de Pau.
   Les contacts qui vont en découler favoriseront, nul n'en doute, aussi bien la défense et le rayonnement de notre belle langue française à travers le monde que la connaissance de l'un des plus grands dramaturges que le XVIIème siècle ait produit.
   Grâce à ces échanges, il va être enfin possible de mettre au point une version définitive de l'œuvre du beau Jeannot, commentée et annotée, cela va sans dire, par les plus grands spécialistes raciniens des deux contrées.
   Il me parait en effet hautement souhaitable, dans l'état actuel de nos connaissances, et pour que cette œuvre ne disparaisse pas à nouveau dans des caves plus ou moins vaticanesques pour de longs siècles, de reprendre les différentes versions de la pièce et de les rééditer dans leur intégralité. La publication de cette œuvre majeure permettra ainsi aux chercheurs de procéder à une étude comparative de la versification, du rythme, de la progression dramatique, voire même de procéder à une étude précise et chronologique du drame relaté dans la pièce, certains spécialistes de l'antiquité grecque ayant soulevé quelques points de détail* sur le déroulement des événements tels que rapportés par le Grand Jeannot.
   Permettez-moi par ailleurs d'émettre le vœu que parallèlement à la réédition complète de cette tragédie, la pièce soit présentée en avant première au Centre culturel de la Gamassade à l'occasion d'un gala de bienfaisance réunissant toutes les têtes couronnées d'Europe et d'Asie du Sud-est, conjuguant dans un grand élan fraternel et convivial les talents de tous les acteurs impliqués, gamassons et palois.

Mel Taprun, Duc de Panier

A noter que cette œuvre a plus fait pour le rayonnement de la langue française dans l'hémisphère sud que tous les travaux(?) des attachés et conseillers culturels de nos ambassades en poste dans ces contrées lointaines, et dont l'inutilité n'est plus à démontrer.

   P.S. 1 : Soyez rassurés, il ne s'agit pas de J.M.L.P.
   P.S. 2 : Gallimard serait sur le point de faire une offre pour l'édition de la version commentée de cette œuvre dans la Pléiade. Par ailleurs TF1 serait d'accord pour diffuser la pièce à la place du journal télévisé de 20 heures, voire même à la place de la Star Académie ! Enfin Bernard Pivot serait prêt à reprendre du service pour une émission spéciale consacrée à cette réédition.
   P.S. 3 : A l'attention de nos amis palois : Afin d'alimenter la collection - et les fantasmes - du Cardinal, merci de bien vouloir compléter chaque envoi de mail par une photo de string. Aux dernières nouvelles, l'Infâme serait de nouveau en manque…


Samedi 25 février 2006
Je découvre ces inédits avec allégresse ! Dieux ! que c'est beau ! Que c'est fort ! "Les bas m'en tombent", dirait la petite Mimi, que je connus si bien...
   A quand la BD, le jeu vidéo, le film, et les produits dérivés ? J'ai déjà déposé les marques commerciales, apportez vos idées !

Burnaud


6 février 2006
Pour calmer le Cardinal en manque : voici la photo de string tant attendue.
   Pour donner suite à votre réponse : il nous faut au moins le temps de lire, analyser, passer au peigne fin toutes ces nouvelles infos et notamment le 3ème acte.

   Notre 3ème acte est complètement différent, inédit, plus long et fait jouer tous les personnages y compris deux nouvelles : Vénus et la petite Fée Lassion. Une version définitive (?) engloberait elle notre création : à vous de voir....

La Vice consule de Patagonie


27 Fevrier
Chers amis palois,
   Merci pour votre envoi. On va compiler et cogiter ferme dans les chaumières gamassones pour essayer de trouver un arrangement qui fasse apparaître les différentes version des Phalliques. Il faut absolument éviter une querelle Anciens/ Modernes qui pourrait être suicidaire et trouver un terrain d'entente. Il y va du rayonnement de la langue française dans le monde et plus particulièrement à la Gamassade qui envisage d'abandonner le français comme langue officielle au profit du papou ou de l'italien...

S'agissant de la photo du string, je ne suis pas certain que le Cardinal soit satisfait de votre dernier envoi... Avec le retour prochain du printemps, il devient intenable et son entourage ne sait plus que faire pour le calmer. Auriez-vous une solution à nous proposer?
   Bien amicalement.

Lonesome M, alias Mel Taprun, Duc de Panier


1er mars 2006
Oui, ça doit cogiter dans la principauté ! Qui sont ils, comment, quoi, pourquoi !!!!???????
   Pour la mise à jour de votre site, si vous le souhaitez : vous pouvez faire mention de nos échanges et le pseudo Vice consul de Patagonie convient. Les pièces jointes : photos de la pièce et produits dérivés peuvent aussi apparaître.
   Quant à notre version du 3ème acte : l'auteur reste prudent et veut la "protéger" en attendant de comprendre enfin l'origine "vraie" des Actes 1 et 2. Connaissez vous une publication originale ?

   La pièce intégrale (incluant l'acte 3) est encore un sujet brûlant d'actualité : on accepterait de montrer le DVD, ou mieux : vous rencontrer en chair et en os : (peut être pourrions nous reconstituer la troupe pour la rejouer : avez vous des acteurs intéressés ?). Mais l'auteur, qui n'est ni plus ni moins le vice consul de Patagonie (vous l'aurez compris) a pour le moment protégé son œuvre et il faudra du temps ou plus d'affinités pour qu'il partage cela avec vous !
   J'espère que vous aurez apprécié les photos de la tréjédie et les produits dérivés envoyées précédemment !

La vicieuse consule, alias Anticoït


1er mars
Chers Amis palois,
   Merci de votre mail. S'agissant de la version que nous possédons, c'est le Cardinal seul qui peut vous répondre, ayant été comme vous le savez à l'origine de la découvert de la pièce et son importateur sur le site de la Gamassade.
   Je serais personnellement ravi de vous rencontrer et nous pourrions à cette occasion vous montrer la version vidéo que nous possédons de la pièce, qui pour la petite (pourquoi petite d'ailleurs?) histoire a été montée au Chili ! Eh oui ! Sur les terres mêmes du bel Antoine... Là aussi, pour organiser cette rencontre il faut prendre l'attache du Cardinal, qui est détenteur de la cassette et qui partage son temps entre Rome, Paris et Marsa, aux marches de la Principauté. Votre serviteur, lui est résident permanent à la Gamassade.
   Bien amicalement

Lonesome Mel Taprun, duc de Panier

   P.S. 1 : Pouvez-vous pour des raisons de ventilation de l'information, envoyer chacun de vos mails aux destinataires ici mentionnés de façon que tout le monde soit informé en même temps. Cela évitera les doublons et les réexpéditions de mails.
   P.S. 2 : Avez-vous pu localiser la principauté de la Gamassade sur la carte du monde ? Si vous n'y êtes pas parvenus, comme vous n'êtes pas en mesure de payer cette info en gamasses, monnaie nationale, car un strict contrôle des changes existe dans la Principauté, une nouvelle photo de string en paiement fera l'affaire...
   P.S. 3 : les documents que vous avez joints à vos mails étaient de grande qualité. Merci en particulier pour la photo prise pendant la représentation de la pièce. Ça sent le professionnel...


10 mars
Puisqu'il le faut, et afin de permettre à Lagarde et Michard de combler les lacunes scandaleuses de leur Histoire de la Littérature française, Moi, Cardinal de Marsa, Grand Inquisiteur et Préfet des Moeurs, vais vous conter l'histoire véridique de la tragédie sur la genèse de laquelle se penchent les érudits palois et gamassons.
   En 1992, l'Ambassade de France au Chili abritait une joyeuse équipe de diplomates qui - hasard des mutations - devait être en partie dispersée dans le courant de l'année. L'usage veut qu'en cette circonstance chacun des mutés offre un pot de départ à ses collègues et à ses amis. Ce rituel, quelque peu formel, ne nous enthousiasmait guère. C'est alors que notre consul(e) me fit écouter une cassette audio d'une pièce qui avait été montée à Brasilia, également par quelque diplomates de l'Ambassade de France. Il s'agissait des Phalliques, tragédie en deux actes. La cassette était mauvaise; j'entrepris donc de la transcrire en complétant lorsque la bande était inaudible.
   Le résultat étant ce que vous savez, nous décidâmes, plutôt que d'organiser une réception banale chacun dans notre coin, d'unir nos talents et nos deniers afin d'offrir une soirée grandiose au cours de laquelle nous donnerions une représentation de l'œuvre ainsi redécouverte. L'Ambassadeur, informé de notre projet, fut notre plus fervent supporter.
   Je ne vous raconte pas les soirées largement arrosées et les bouffes pantagruéliques qui accompagnaient - et qui souvent précédaient - les répétitions. Les rigolades aussi quand, par exemple, la toute jeune épouse d'un coopérant (Sucepénis) déclarait à l'Attaché Militaire (le Roi Phallus) "Je vous aime Seigneur, et j'ai le feu au cul".

   La représentation eut lieu le 3 juin 1992. Presque toute la colonie française de Santiago était là, ainsi qu'un certain nombre d'amis chiliens, suffisamment francophones pour comprendre le texte et assez délurés pour ne pas avaler leur chapelet. Ce fut un grand moment...
   Dans la foulée, un de mes adjoints, Inspecteur de Éducation Nationale, Directeur du Bureau d'Action Linguistique, rédigea, dans les quinze jours qui suivirent, un troisième acte ainsi que des commentaires et des sujets de devoir. Le tout fut réuni sous forme de "Classique Larousse", grâce au talent en informatique du Secrétaire Général du Service Culturel de L'Ambassade (Testicule). Le tirage fut limité et je ne possède qu'un seul exemplaire avec photos scannées en noir et blanc et deux exemplaires sans photo. Je les apporterai dans ma résidence cardinalice cet été.
   Et pour clore cette saga, comme un ancien collègue me demandait par mail comment Tréponème vivait sa retraite, je lui ai envoyé la réponse que vous trouverez ci-après.
   Bien amicalement.

Le Cardinal

P.S. J'attends avec impatience votre troisième acte


EPILOGUE

"Santiago, Santiago, Santiago". Tréponème
Comme un bouc esseulé dans Paris se promène
La biroute à la main en observant parfois
Les belles hétaïres qui hantent les sous-bois.
Et regrettant le temps où traînant des tonnerres,
Il bandait encore plus que tous ses légionnaires,
Sentant confusément s'avachir sa quéquette,
Pour la dernière fois il dégaina la bête.
Tranquille et souriant à une jeune Anglaise,
Il pointa son canon crachant des jets de soufre,
Arracha son slibard et, plongeant dans le gouffre
Il hurla : « c'est ce soir ou jamais que je baise ».

Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
Il l'avait enfoncée, il tenait la victoire.
Le centre du combat est un point où tressaille
La mêlée effroyable au sein de la broussaille.
Soudain, joyeux, il dit : Banco ! - Ce fut Fiasco.
Il voyait Austerlitz et ce fut Waterloo.

L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme.
Du vaillant Tréponème, Albion souffla la flamme.
Lui, pour ne pas survivre à semblable déroute,
A l'instar de son roi, se trancha la biroute.
Ô noirs événements, vous fuyez dans la nuit !
Le polar mort tomba, sanglant, hideux, détruit
Et Tréponème alla s'endormir sous un saule.
Mais les peuples, alors, de l'un à l'autre pôle
Oubliant le soudard, s'éprirent du héros
Qu'un funeste destin réduisit à zéro.
On fit une colonne - le symbole phallique,
Le glaive victorieux, le braquemart antique-
Au-dessus de Paris, fière, dominant tout.
Quand on levait les yeux, on contemplait son bout
Droit comme la justice et dur comme l'airain,
Digne de son polar qui bandait, souverain.

Et Jéhovah, jaloux, contemplant cette gloire,
Voulut qu'on l'effaçât de nos livres d'histoire.


11 mars
J'ai beaucoup aimé l'Epilogue. Triste en vérité, mais l'Histoire ne supporte ni les cachotteries ni les approximations et le monde entier devait savoir ce qu'il était advenu de la biroute cardinalice...
   Bonne mise au point, par ailleurs, de l'histoire chilienne des Phalliques. Certains points devaient être éclaircis..
   Bon week end à tous et à toutes.

Lonesome M.

P.S : j'attends avec impatience qu'une légion de volontaires se constitue afin de me donner un coup de main pour mettre Poulo Condor en état.


11 mars
Cette série a été prise dans l'enceinte de l'Ambassade de France au Laos par un diplomate inspiré... Suze pourra sans doute en faire quelque chose sur LE SITE. Amitié,

Le Cardinal... mutilé

(Voir Annexe II : Relations sexuelles à l'Ambassade)


Les Phalliques, tragédie
Annexe I
Annexe II

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