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20 pages


Littérature

Les Phalliques. Tragédie.
Le manuscrit des Phalliques retrouvé par le Cardinal est en ligne. Cliquer ici.

L'ermite et la petite chevrière 
Traduit du gamasson post-moderne par Pougne de Suzac.
Cliquer ici


Téléchargement

Sur le site de la Gamassade, quelques textes sont trop longs ou fatigants à lire sur l'écran de votre ordinateur. Vous pourrez maintenant les télécharger tout à loisir et les imprimer sur du papier pour pouvoir les lire dans votre canapé avec aisance ou dans d'autres lieux éponymes. Premiers fichiers Acrobat PDF :

Les Tontons flingués (12 Ko)
Le sac de la Gamassade. Appel à la croisade en terre de Quercy (12 Ko)
Les Phalliques - Tragédie (64 Ko)
L'ermite et la petite chevrière (48 Ko)
 

Pour sauvegarder le texte, cliquer sur la petite icône représentant une disquette dans la fenêtre d'Acrobat Reader. Pour imprimer, cliquer sur la petite icône représentant une imprimante.


Manon des Sources

C'est la pleine période des répounchous. Tous les gourmets du Lot sont à la recherche de ces asperges sauvages. Les paparrazzi ont surpris le Cardinal de Marsa participant à la cueillette de ces savoureux légumes qui poussent dans les fossés de la région. On le voit ici, n'hésitant pas à se défaire de ses habits liturgiques, récolter les précieuses pousses...

Mel Taprun

 

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
Le blanc cardinal erre comme un grand lys,
Erre très lentement, debout sans ses longs voiles...
On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que le triste cardinal
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands poils bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,
Et qu'il a vu sur l'eau, debout sans ses longs voiles,
Le blanc cardinal errer, comme un grand lys.

Arthur Rimbaud

 

Ah, je croyais que ce cliché agreste représentait le cardinal lors d'une cure de gamassothérapie ? Burno


Les très riches heures du Duc de Panier

"Les très riches heures du Duc de Panier" est un roman d'Emile Zola publié en 1877, le septième volume de la série Les Rougon-Macquart. L'écrivain y restitue les ravages dus à la misère et à l'alcoolisme. Le succès des "Très riches heures" a été énorme, assurant la fortune de son auteur, le tout sur fond de polémique, la droite sarkozienne lui reprochant sa pornographie et la gauche royale l'accusant de salir le peuple.

Le héros de ce roman est le Duc de Panier, Français originaire de l'Indochine, venu vivre ses vieux jours à la Gamassade en compagnie de son amant Pougnac et de ses deux chevaux Mycose et Herpès. Très vite, Pougnac quitte le Duc de Panier, inlassable travailleur, ne supportant pas de vivre sous sa férule tyrannique. Celui-ci devient blanchisseuse d'argent sale et accepte d'épouser le marquis de Marsa, un cardinal zingueur qu'il n'aime pas vraiment mais auquel il cède par lassitude et par faiblesse. Ils auront une fille, Nana, héroïne d'un autre roman des Rougon-Macquart.

Le Duc de Panier, grâce à son voisin Jacques Flau, un jeune retraité amoureux de lui mais qui n'ose avouer sa flamme, achète une blanchisserie d'argent qui lui permet d'acquérir très vite une certaine aisance. Il faudra que le marquis de Marsa soit victime d'un accident, un dérapage sur son toit brûlant en tuiles vieillies, pour qu'il soit désormais pour lui un fardeau plus qu'une source de revenus.

La situation se détériore avec le retour de Pougnac, que le cardinal zingueur accepte d'héberger sous son toit et qui redevient l'amant du Duc de Panier.

 

« Le Duc de Panier avait attendu Pougnac jusqu'à deux heures du matin. Puis, tout frissonnant d'être resté en camisole, il s'était assoupi devant son verre de prune, fiévreux, les joues trempées de larmes. »

 

Le marquis de Marsa, sobre avant son accident, boit de plus en plus, et le Duc finit à son tour par sombrer dans l'alcoolisme. Le principal lieu de débauche est "l'Assommoir", débit de boissons tenu par le père Peppone, au milieu duquel trône un alambic que Zola transforme en monstre fumant au fil du roman. De déchéance en déchéance, le Duc de Panier sombre dans la misère, victime de la faim, dans une gariotte située près d'un dolmen de la rue de la Goutte-d'Or-de-Prune. Ainsi, après avoir goûté à l'espoir d'une vie heureuse et prospère, le Duc tombe dans la débauche, dans la fange, scellant d'une façon crue et froide ce roman, parfait spécimen de littérature naturaliste.

 

Parfois, ce site, c'est n'importe quoi ! 


Littérature

Deuxième livre de notre confrère le Pr. Ta Zot : le road movie de deux hommes singuliers et pluriels que beaucoup d'entre nous reconnaîtront. Tout commence comme un roman policier, mais l'auteur mêle les genres pour nous emporter dans les forêts de l'arrière-pays khmer, au coeur des Vieilles Terres, là où subsistent, cachées, des traditions immémoriales.

"Le Saut du Varan", Flammarion.


"Le Portail" illustré
Un cadeau pour adultes et adolescents

Un nouveau regard sur un grand texte
En 1971, notre ami le professeur Ta Zot, ethnologue, vit et travaille près d'Angkor, au Cambodge, lorsqu'il est fait prisonnier par des révolutionnaires khmers rouges. Accusé d'espionnage, enchaîné, il passe trois mois dans un camp en pleine forêt. Son geôlier, Douch, deviendra l'un des plus grands bourreaux du XXe siècle et est aujourd'hui poursuivi pour crime contre l'humanité.

Témoin de la naissance d'un bourreau, Ta Zot raconte bien des années plus tard sa détention et ses relations avec Douch dans un livre qui a fait date, Le Portail (2000).

Guy Forgeois, aquarelliste et peintre, connaît bien le Cambodge, ses paysages, ses couleurs et ses visages. Comme des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde, il est captivé par le récit de Bizot et frappé par le pouvoir évocateur de son écriture précise et limpide.

De la rencontre de ces deux talents est né Le Portail - Naissance d'un bourreau : la première partie du Portail du Pr. Ta Zot mise en images par les aquarelles justes et touchantes de Guy Forgeois.

"Le Portail" Naissance d'un bourreau
François Bizot. Illustrations de Guy Forgeois. Editions Talents Hauts.

 

 

 


Histoires de prunes (1880-1930)

Un nouvel ouvrage du Duc de Montreuil propose de suivre le parcours d'une famille gamassonne installée sur ses terres depuis le début des années 1880 - cent vingt ans déjà - grâce à la conservation miraculeuse et à la redécouverte non moins miraculeuse de documents gardés dans une cave depuis près d'un siècle. Ces documents relatent, tout en laissant apparaître un somptueux travail esthétique, les heurs et les malheurs d'une famille de bouilleurs de cru, la famille De Panier, dont l'histoire est symptomatique de ce qu'ont vécu au cours de cette période la plupart des distilleurs de la Principauté.

Un voyage dans l'espace et le temps, c'est à quoi nous invite ce beau livre. Abondamment illustré de photographies, nourri de sources multiples - extraits de textes anciens, paroles de chansons à boire, récits de libations et vomissures fabuleuses - il nous entraîne sur les pas des Panier, arboriculteurs-distillateurs venus à la fin du XIXe siècle de diverses colonies sud-est asiatiques s'installer à la Gamassade.

A travers cette saga familiale paillarde nous est contée l'histoire graveleuse des premières vagues migratoires qui envahirent une principauté alors harmonieuse devenue par la suite un creuset caractéristique de la dépravation, l'histoire de vacanciers convertis à la vie rurale, dont les savoir-faire et les savoir-pas-faire vont peu à peu se transformer et péricliter avec l'extension des brûlures d'estomac.

Avec ces immigrés, nous découvrons en effet un métier aujourd'hui à peu près disparu. Les techniques de distillation de la prune et surtout de son absorption dont cette famille s'était fait une spécialité, nous sont dévoilées dans une profusion de détails rebutants qui donnent à l'ouvrage une grande valeur documentaire.

Photographie extraite de l'ouvrages : Au premier plan, le duc de Montreuil et son petit frère. Juchés sur les tonneaux, le duc de Panier entretenant les mauvais penchants de Suze de Pounac.

La description commentée des différentes phases de la chaîne de production, de distillation et d'ingestion de la prune, les séances de dégustation entre amis, agrémentées de propos égrillards, de gestes équivoques, de cacophonies grotesques, et celui du vocabulaire qui les désigne, nous révèlent des trésors d'ingéniosité et toutes sortes d'usages insoupçonnés, qui indiquent l'extrême complexité d'une activité en apparence simple.

La vie des bouilleurs de cru gamassons est fortement empreinte, encore, de ruralité, scandée par les saisons qui rythment leurs travaux, marquée par des relations d'entraide et l'échange enjoué des toasts portés et des copines allégrement mises sens dessus dessous, par une vision solidaire de la société. Remarquable en ces temps présents de morosité généralisée...


Tragédie
Nouveau : 3 actes pour le prix de 2
33% de produit en plus !

Le manuscrit du 3e acte des Phalliques retrouvé par le Cardinal est en ligne et peut être téléchargé au format PDF.
Bonus : Sur ce site les échanges houleux de messages entre les détenteurs de la vraie authentique version originale véritable, son origine, sa publication ou non et un magnifique épilogue en alexandrins. Et en prime des illustrations en rapport à (et sans rapport avec) cette tragédie.

Les Phalliques
Tragédie

Alors qu'il déambulait dans les caves du Vatican, à la recherche de quelques flacons destinés à noyer le profond chagrin de n'avoir pas été élu au trône de Saint Pierre, notre Cardinal bien aimé (surtout des demoiselles), en furetant dans le fond d'une caisse - nous savons que le Cardinal apprécie les fouilles curieuses - eut la divine surprise d'y découvrir un manuscrit, jusqu'alors ignoré, de notre grand auteur tragique : Jean Racine.

Cette tragédie en deux actes, écrite concomitamment avec Esther et destinée à l'édification des demoiselles du Pensionnat Royal de Saint-Cyr n'eut pas l'heur de plaire à Madame de Maintenon qui, dans une lettre au Marquis du Bouton Sauté Dutiroir de la Commode, déclarait que l'intense vérité des caractères, la cruelle violence des passions, lui semblaient devoir effaroucher ses protégées. Rejeté par la Cour, ignoré par la Ville, ce chef d'oeuvre de subtile délicatesse et de sublime poésie tomba dans l'oubli.

Ce manuscrit, enfoui dans la bibliothèque d'un couvent de carmélites, fut dérobé par Mussolini et offert par ce grand humaniste à son copain Pie XII qui songea à le publier sous forme de bulle et à en faire le thème de réflexion d'un concile oecuménique. Son rappel à Dieu nous priva de ce qui aurait été, sans aucun doute, un grand moment de la pensée religieuse au XXième siècle.

Le Cardinal de Marsa qui déteste bâcler les rites et milite pour la défense de la messe, s'est donc penché sur ce précieux document. Ce faisant, son dessein n'était pas d'empiler les incunables mais de répandre avec vigueur sa semonce dans les camps de la Principauté de la Gamassade. Que Dieu l'assiste et béni soit-Il !!!

Exceptionnellement, le site internet de la Principauté vous donne accès gratuitement au texte intégral des 3 actes de ce chef-d'oeuvre de sublime poésie. Cliquez ici.

Téléchargement au format PDF : Les Phalliques - Tragédie (64 Ko)


L'ermite et la petite chevrière 
Traduit du gamasson post-moderne par Pougne de Suzac

Le vieil ermite s'ébroua et sortit sur le pas de la gariotte. Il secoua les brins de paille de sa houppelande et étira ses orteils en les faisant craquer dans les sandales. Clignant des yeux dans le soleil matinal, il peigna ses longues mèches grises entre ses doigts écartés.
   La petite chevrière déboucha dans le champs en faisant grincer la mince barrière de branches entrelacées. Ses cheveux irradiaient dans le contre-jour. Elle se dirigea vers lui en ondulant des hanches pendant que ses chèvres escaladaient les murets desquels quelques pierres se détachèrent : la consule de Belgique irait encore sans doute s'en plaindre auprès de l'échevin.

Il était content d'avoir de nouveau sa visite et lui sourit quand elle posa son panier et s'assit sur ses talons, les genoux dressés, les pieds bien à plat. Elle n'avait aucun mal à garder cette posture qui lui était familière car elle possédait de longs fémurs. Essayez vous-même et vous verrez que ce n'est pas facile.
-- Alors grand-père, comment ça va ce matin ? Puis elle croqua dans son bâton de berger.
-- Mal aux os... Que m'amènes-tu là ?
-- Du fromage de chèvre et une bouteille d'eau de vie de prune. Elle mâchouilla un instant puis ajouta, la bouche pleine : D'abord continue ton histoire !

   L'ermite la suivait des yeux tandis qu'elle s'approchait. Oh ! les jolies jambes de gamine qui animaient le sarrau de toile ! Oh ! la gracieuse poitrine, la poitrine charmante. Un peu forte la poitrine... Peut-être un peu trop forte pour une jeune chevrière. Non ! Pas trop forte ! Jamais trop forte !*

-- L'histoire de quand il y avait trop de monde sur la planète ?
-- Mais oui ! Quelle autre histoire ? Tu disais qu'il y avait des milliards d'habitants autrefois et qu'on avait trouvé le moyen de s'en débarrasser. Raconte vieux grigou ou tu n'auras pas ton fromage... (à suivre)

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*Merci à Alphonse Allais

Pour le texte complet, cliquez ici.

Téléchargement au format PDF : L'ermite et la petite chevrière (48 Ko)


 

En librairie

 
Que donc se passe-t-il ? Un engouement inattendu semble pousser nombre de citoyens ou de proches de notre Principauté à publier des livres. Quels sont-ils...


Le premier paru est "Le Portail", de notre confrère le professeur Ta Zot (La Table Ronde). 150 000 exemplaires vendus en France et traduction dans toutes les langues de ce chef-d'oeuvre désespéré et flamboyant. Le cadre du double récit est le naufrage d'un peuple et d'une nation dans la folie collectiviste meurtrière née du cerveau abruti d'un quarteron de crevures chafouines.

    

   De nombreux prix littéraires ont récompensé cet ouvrage où il est question du concept de la prédestination aléatoire et de la régression utérine de l'être qui se découvre sous l'emprise d'un abracadabrantesques asservissement psychique servi par un futur expert de l'anéantissement total qui sera bientôt jugé. Mais n'en disons pas plus...
   Signalons l'édition en livre de poche (Folio) pour les possesseurs de portefeuille en peau de hérisson et les versions étrangères pour les râpeurs et autres laissés pour compte de l'Education Nationale qui ne savent lire ni le gamasson ni le français. Un documentaire de l'auteur a été diffusé sur Arte.


Notre ami Viagre de la Motte Boulbée, qui nous a joué un sale tour en nous abandonnant pour rejoindre le paradis d'Indra, peut enfin voir ses livres sérieusement diffusés en librairie et sur le web.

"Vers le Domaine des Génies" et "Vers le paradis d'Indra", les deux premiers tomes* de la saga "De palmes et d'épines", publiés par les Éditions SevenOrients, sont maintenant distribués par les Editions Connaissances et Savoirs à compter du lundi 11 juin 2007.

A gauche, le Pr. Ta Zot. A droite, Viagre de la Motte Boulbée. Les deux auteurs se rencontrent dans les ruines d'un temple du XIIIe siècle.

Très beau et décalé, le premier livre, relate les aventures d'un jeune Français découvrant la culture du thé et les rondeurs mamelonneuses du Haut Pays de la Cordillère annamitique. On le voit suivre avec une grâce de ballerine et sans jamais se lasser, la piste des tigres, des jeunes bimbos montagnardes, des diptérocarpées et autres espèces sauvages, ce qu'aucune bête au monde n'avait fait avant lui. Malheureusement, le devoir de réserve lui interdit de nous dévoiler les dessous de ces rencontres sylvestres.

Pensé déchirant et pressenti amer, le second tome est un intervalle de vie voulu volé au cataclysme senti annoncé sur les sentiers jugés lumineux par les loutes réputées ouvrières et leurs derniers rouges camarades. Ultimes instants d'Eden au coeur du Domaine des nymphes de ruisseau et des Vénus post-pubères...

Après les efforts de PLR et de Burnaud d'Escouilles, le volume 3 et tome final, "Vers le port d'attache", sera publié prochainement... Si Suze de Pounac veut bien se presser un peu pour la correction et les photos !

J. Boulbet. "De Palmes et d'épines". Tome 1 : "Vers le Domaine des Génies", Tome 2 : "Vers le Paradis d'Indra". Editions SevenOrients. 58 avenue de Wagram 75017 Paris. Site web de l'éditeur : www.7orients.com .Email : editions@7orients.com
Distribution : Connaissances et Savoirs. Achat en ligne sur www.connaissances-savoirs.com, collection : "Hors-collection".

 

Le troisième livre, "Cochon vole" de notre ami Maurice Vallet, pilote d'avion à hélices, nous vient des Philippines où il sévit à l'heure actuelle. C'est un poignant témoignage sur l'interrogation tragique : comment faire atterrir un DC3 plein de cochons sur une route sur digue plus étroite que son train d'atterrissage et freiner, une roue sur le goudron, l'autre dans la gadoue. Surtout quand tout le monde s'acharne à vous tirer sur la queue à l'insu de votre plein gré. La fin du livre est en même temps le crépuscule du pays khmer alors que de grands humanistes marxistes s'apprêtent à en faire le champ d'expérimentation de leur théories débiles. Et en manière d'épilogue, la perte d'un magnifique DC7 quadrimoteur impossible à piloter mais cependant convoyé à grande peine par dessus le Pacifique et qui n'aura jamais servi à rien... sinon à l'entraînement des pompiers de l'aéroport de Bangkok.

Ci--contre : impossible d'atterrir. On parachute donc les cochons.


176 pages, 25 photos et cartes. L'intégralité des recettes est destinée aux enfants du nord de la province de Samar, à 700 km au sud-est de Manille, Philippines.
Pour commander : Chèque de 12 euros par exemplaire au nom de Jean-Claude SALLE, 2 bis impasse de la Placette 30840 MEYNES. Tél/fax : 04 66 62 93 38 - Portable : 06 78 77 05 48.
Le port est compris (pour la France).


Bien d'autres ouvrages sont en gestation, comme "Le soin aux bourrettes pré-spongiformes" de Jehan-Louy de Gamas, "La piastre dans la numismatique extrême orientale" de Burnaud d'Escouilles, "La construction des piscines sous-marines" de Sulpice Alzheimer de la Fosse, "Le Management du Néant" de Suze de Pounac, "L'art déjanté du Parpaing" de Georgette James Ray Fairtafaith, "La Condition humaine des Fleurs du mâle" de Mel Taprun, "A la recherche du temps perdu sous les Tristes tropiques" de Gonze de la Case, "Le Songe d'une nuit d'été à l'ombre des jeunes filles en fleurs" de Ta Kelette, Les "Mémoires d'outre-tombe d'un curé de campagne dans les grands cimetières sous la lune" du professeur Borelahah, et nous en oublions sûrement !

 

Les Tontons flingués

Voici les dernières répliques de la scène fameuse. Certains m'ayant fait savoir que la graphie de ces textes leur arrivait parfois sous une forme bizarre, je tiens à leur disposition le texte en entier afin qu'ils puissent apprendre à lire à leurs enfants - ou petits enfants - dans de bonnes conditions.


(De retour dans la cuisine).
- M. Fernand : J'reprendrais bien quelque chose de consistant moi !
- Raoul : Nous par contre, on est des adultes, on pourrait peut être s'en faire un petit ?
- M. Fernand : Ca, le fait est... Maître Folace ?
- Maître Folace : Seulement, le tout venant a été piraté par les mômes. Qu'est ce qu'on fait ? On s'risque sur le bizarre ? Ca va rajeunir personne.
- Raoul : Ben, nous voilà sauvés.
- Jean : Tiens, vous avez sorti le vitriol ?
- Paul : Pourquoi vous dites ça ?
- Maître Folace : Eh !
- Paul : Il a pourtant un air honnête.
- M. Fernand : Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça, il a l'air assez curieux.
- Maître Folace : Il date du Mexicain, du temps des grandes heures. Seulement, on a dû arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles. Ca faisait des histoires.
(Ils boivent).
- Raoul : Faut reconnaître, c'est du brutal !
- Paul : Vous avez raison, il est curieux, hein ?
- M. Fernand : j'ai connu une Polonaise qu'en prenait au petit déjeuner. Faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme...

- Raoul : Tu sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite tôle de Bien Hoa, pas tellement loin de Saïgon : Les Volets Rouges, et la tôlière, une blonde komac... Comment qu'elle s'appelait nom de Dieu ?
- M. Fernand : Lulu la Nantaise.
- Raoul : T'as connu ?
- Paul : J'lui trouve un goût de pomme.
- Maître Folace : Y'en a.
(Raoul Volfoni se lève précipitamment)
- Raoul : C'est où ?
- Jean : A droite, au fond du couloir
- Maître Folace : 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l'alambic ; un vrai magicien Jo. Et c'est pour ça que je me permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde !
- Paul : Vous avez beau dire, y'a pas seulement que de la pomme, y'a autre chose. Ce serait pas des fois de la betterave ? Hein ?
- M. Fernand : Si, y'en a aussi.


Et voilà…
Les Tontons flingueurs nous ont quitté - le dernier, Jean Lefebvre, il y a peu - pour un monde qui n'est pas forcément meilleur.
Aux dernières nouvelles, ils ont été acceptés au paradis, après avoir effectué un petit stage au purgatoire, histoire d'évoquer, avant d'affronter l'éternité, quelques souvenirs communs, de se risquer sur le bizarre et de vider ensemble, une ultime fois, une bouteille de boisson d'homme.
Ils y ont retrouvé avec plaisir, cachée derrière un nuage, Lulu la Nantaise, qui avait dû quitter Bien Hoa en avril 75 pour les raisons que l'on connaît et qui les attendait depuis lors derrière ses volets rouges. Ils ont également revu avec une immense joie, non seulement Mme Nam, l'ancienne tôlière de la rue Samdek Pan mais également sa première main, Hoa, qui savait - et de quelle façon ! - si bien consoler les coeurs provisoirement solitaires. Mais quelle fut leur surprise de retrouver également Mme Chum et ses suivantes qui avait ouvert une nouvelle fumerie, Arette, si souple et si bronzée, qui officiait au Sukhalay, la 43 du Takara à Patpong, Sayone, dite Malis, de Kompong Cham qui accueillait avec tendresse les nouveaux arrivés à Phnom Penh, ainsi que toutes les dames des "maisons" de Vientiane, de Chamkar Chiek à Battambang et du Grand Monde à Saigon…
Toute une époque dont l'évocation ne rajeunit personne, dirait maître Folace et qui a disparu à jamais…

L'Histoire, toujours aussi injuste, ne leur a pas fait la place qu'elles méritaient dans les livres du même nom et les a peu récompensées pour leur fidélité à la France, aux Français et aux bonnes manières.

Ne reste plus que le souvenir du temps passé que les Anciens - en l'absence d'une boisson à base de pomme et de betterave dont la recette s'est perdue - évoquent chaque année avec nostalgie devant une Suze-cassis à l'occasion de leur réunion estivale à la Principauté de la Gamassade.
Autres temps, autres moeurs !

Lonesome M.

P. S : Une consolation quand même.
Nos amies, sur leurs nuages, ont fait savoir qu'elles nous avaient réservé une petite place à leur côté pour quand ce sera notre tour de quitter cette terre. Aux dernières nouvelles parvenues par SMS au secrétariat de la Principauté, il paraîtrait qu'afin de conserver les traditions, n'ayant rien trouvé de mieux à faire en attendant la fin de l'éternité, elles apprendraient aux anges, sous la haute autorité des Tontons Flingueurs, à tailler des pipes…

 

Le sac de la Gamassade

Appel à la croisade en terre de Quercy

Pour le bien de notre roi Louis le Neuvième et de notre Reine Blanche de Castille, Nous, Suze de Montfort, seigneur de Beaulieu, avons reçu mandat de notre Saint Père Innocent III, de lever une croisade afin de réduire à merci les hérétiques vaudois et catarrheux de la Gamassade, du Ringue, de Marsa et autres lieux imparfaits. Ainsi qu'il nous l'a affirmé au concile de Latran : "Voici en quels termes tu t'adresseras aux enfants de la Gamassade : le Seigneur m'a envoyé vers vous pour vous punir avec rigueur et fermeté". Et il dit encore : "Levez-vous et jugez ma cause ! Ceignez vous de l'épée. Ne laissez pas l'Eglise faire naufrage dans ces contrées caillouteuses ! Courez à son secours ! Combattez fortement et avec l'épée tirée, les hérétiques qui sont encore plus dangereux que les Sarrasins". Et il dit encore : "Ces hérétiques au petit pied feront venir les insensés qui viendront désoler et niquer le pays car les Français de France et les gens de Lombardie et tout le monde déjà leur courent sus et leur portent haine acharnée plus qu'à gent sarrasine".
   La Papauté et le Royaume de France sont las de souffrir les guerres que ces nobliaux blasphématoires, leurs faidits et leurs hommes lige se livrent. Ainsi que leurs paroles scandaleuses. Et leur tapage honteux. Et leurs coutumes perverties. Et leurs images sacrilèges. Et leurs pratiques sodomites. Et les poux qui grouillent sur leur tête et leur entrejambes graisseux. Car ainsi ils ont oublié d'aimer Dieu de tout leur coeur, de toute leur âme et de tout leur pouvoir. Et celui qui ne craint pas le Seigneur est un moins que rien et un kakou ; il tremble car Dieu n'est pas son espérance.
   Nous accompagneront sur le chemin pour les exterminer et les abattre en leurs castels, et formeront ainsi la Sainte Croisade de l'Alliance du Nord, les seigneurs féodaux et barons que nous avons réuni : Bougre d'Amaury, Rigaud de Genouilly, Tang Frères, Saint Bernard (1), Mgr Pigneau de Behaine, Thierry d'Argenlieu en tant qu'Inquisiteur, le légat pontifical Chantal Goya, Sainte Geneviève Tabouis (1), les Déménageurs Bretons, ainsi que leur suite, baillis, sénéchaux et courtisanes. Et leur devise sera : "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens".
   Et la bataille sera gagnée. Comme ils ont fait il leur sera fait et leurs actes leur retomberont sur la tête. Car ce qui est tordu ne peut être droit (2), ce qui manque ne peut se compter. Ainsi seront excommuniés puis anéantis par le feu du bûcher les tristes cires, avec refus de sépulture en terre chrétienne pour tous ces hérétiques. Leurs châteaux et forteresses seront rasés. Leurs copines et leurs biens (3) seront saisis et les plus intrépides barons enfourcheront leurs mères pour qu'elles les recommencent. Et voilà pour eux.
   Quant à nous, valeureux chevaliers du Nord, pour notre récompense, gagnerons terres et possessions pour tenir le tout en fief. Chevrières nous feront foy et hommage. Et indulgences aurons à satiété.

De par le Roi et notre Saint Père,
Suze de Montfort, Seigneur de Beaulieu

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(1) canonisé seulement après la croisade
(2) sauf face à damoiselle complaisante
(3) eau de vie comprise


Le 1er février 2003

Frères congelés,

Une seule remarque. J'aurais préféré que la croisade soit dirigée contre l'Impie de Marsa. Comment en effet imaginer de sang froid une attaque contre les Parfaits de la Gamassade ? Ce changement d'alliance m'inquiète beaucoup. Est-ce le syndrome de Bush qui a réussi à détourner 8 pays européens du droit (chemin) pour les décider à mener une guerre contre le gentil Saddam ? Ou cette félonie a-t-elle été provoquée par une manœuvre sournoise du Duc de Marsa, qui t'aurait fait boire à ton insu un philtre destiné à te faire perdre ton entendement.
   Reçois, pauvre pécheur, ma bénédiction pour ce week end.

Lonesone M.



La Croisade est appelée contre tous les païens imparfaits vivant en terre de Quercy et par delà le confluent du Lot et de l'Irrawaddy, jusqu'à ce que malemort reçoivent ceux que Dieu n'a pas reconnu. Il est fait mention du seul nom de Gamassade qu'en tant que suzeraine des autres principautés impies.

 

Suze de Montfort 

Kultür

"Je vous envoie un morceau de grande littérature qu'en hellénistes distingués vous apprécierez".

Le Fureur du Grand Rèche de Marsa


P.S. Je prépare activement l'anschluss de la Principauté de la Gamassade et je m'apprête à faire passer le duc de Panier dans un cul de basse fosse septique.


Conte moral et mythologique
Pour donner à sourire aux Anciens
Pour donner la migraine aux Modernes

Je Enée de Déjanire et je m'étais Borée d'Homère Encelade mais peu s'en Phallus que je n'Eurotas et ne Léda Gorgias tellement je sentais l'Eros Bellérophon de mon estomac.
  Je Melpomène quelques instants sur les champs Elyséens avant de prendre le train d'une Eurydice ou plutôt d'une heure Icare pour rendre visite Amathonte.
- Pan ! Pan !
- Atrée - fit-elle
A Léthé Anchise Persée en train d'Uranie et je ne sais pas comment elle Cypris mais, à la suite d'un Paphos sur Dédale Numide, elle fit le grand Icare et je lui Vulcain.
  Ce n'est point qu'il soit Apollon ni Pharsale, mais je crois bien qu'elle Circé poils afin qu'ils Narcisse.
 

Sans Amos et malgré une mine piteuse, je l'Alcmène au bord d'Ulysse où je la Chloé ; je Tityre mon Dardanos qui s'allonge d'une Bellone sans que je l'en Priape. Pour faire un Minos, j'en Tircis c'est Baucis Hélas ! Je ne pus Alexis…Télémaque.
  Mais voilà qu'elle Saturne et qu'elle en Rhadamanthe : « Oreste ! ». Alors je l'Hercule dans Lares mé-Diane d'Ephèse.
  Et ce n'est qu'au bout de Simoïs que, grâce à d'Epicure d'Amon Eaque ô Mercure, je me guéris Lapithes.

MORALE : Si Laocoon est Pharsale, Némésis Ithaque de Corinthe Callipyge la Eole.

N.B. la Eole parce que vénérien et érémitique.

Un Khâgneux à la retraite

Pouêt ! pouêt !

"On peut citer de mauvais vers, quand ils sont d'un grand poète". Pierre Chauderche de Laclos.

Face au vent d'immoralité qui semble actuellement souffler au-dessus du royaume de Gamassade, et pour qu'enfin chacun se ressaisisse, je n'ai pu m'empêcher, tel Villon et Ronsard dont je suis le digne successeur, de traduire par un poème l'écoeurement que tout être bien-pensant a dû ressentir en suivant régulièrement la chronique du royaume.
   Passe encore que ces conduites perverses soient le fait des domestiques, palefreniers et autres intouchables, mais la noblesse se doit de se bien tenir devant les concitoyens, et non de crier à tous vents "vive les fesses, les nénés, les dards" et autres objets des désirs inavouables. Le faire, c'est bien, mais le dire, c'est mal (dixit Bourvil) !

Poème

Mais qui donc empale
La douce Opale ?
Serait-ce un brachycéphale
Qui se croirait à une bacchanale ?
Ou tout simplement un Duc très âgé
Qui croit en avoir encore dans le Panier ?
Oyez, manants, il ne suffit pas qu'on en pince
Car le résultat ici fut mince !
Et qui confond pouliches, hétaïre, concubines et régulières
Perd sa virilité devant toutes croupières.

Trou, Duc de Montreuil
Maître de musique et poète à ses heures

 

 

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