9
Spécial élection du pape

Accueil
Actualités
Archives
Principauté
Nos princes
Littérature
Beaux-arts
Polémiques
Courrier
Journal
Nomenklatura
Contact

Archives 1
Archives 2
Archives 3
Archives 4
Archives 5
Archives 6
Archives 7
Archives 8
Archives 9
Archives 10
Archives 11
Archives 12
Archives 13

Archives 14
Archives 15
Archives 16
Archives 17
Archives 18
Archives 19
Archives 20
Archives 21
Archives 22
Archives 23
Archives 24
Archives 25
Archives 26

 

Vaticancan

Nouvelles du front

Il est de tradition, et nul ne l'ignore dans nos campagnes françaises, que les cloches se rendent chaque année à Rome à l'époque de Pâques.
   Les habitants de la Principauté et ceux des fiefs avoisinants de Belregard, du Ringué et de Saint Jean de Fajolles n'ont donc pas été étonnés d'apercevoir l'Infâme Cardinal de Marsa, j'ai nommé Sulpice Alzheimer de la Fosse, se préparer la semaine dernière, à quitter sournoisement son repaire du Mas de Causse pour un voyage en direction de la capitale italienne.
   Selon les renseignements recueillis auprès de ses suivantes et du personnel qu'il exploite honteusement, informations corroborées par celles obtenues auprès de sa favorite, la belle Danieloulou, le Cardinal ne se rendrait pas à Rome pour satisfaire uniquement son goût pour les raviolis et les macaronis frais (*) - penchant qu'il masque habituellement sous l'apparence d'une piété de circonstance fort bien rodée - mais mettrait à profit son séjour au Vatican pour faire campagne, comme son titre de cardinal l'y autorise, à la succession de Jean Paul II.
   Je souhaite appeler l'attention de tous les cardinaux actuellement réunis en conclave sur le danger qu'il y aurait à voir s'asseoir sur le trône de saint Pierre, un individu de la trempe de Sulpice Ier dont les ambitions et la soif de pouvoir ne peuvent être comparées qu'avec celles de Bokassa ou de Kim Il Sung.
   Il ne fait de doute pour personne que dès qu'il aura été intronisé au poste suprême de la chrétienté, Sulpice Ier mettra fin à des siècles de rigueur religieuse pour remplacer immédiatement l'amour du prochain par l'amour des prochaines, et que dans un accès de simonie débridé, il transformera rapidement nos abbayes et autres couvents en maisons de jeux, nos belles églises de France en hypermarchés, Notre Dame de Paris en parking payant et le Vatican en paradis fiscal.

Devant cet immense danger qui risque de mettre en péril l'avenir de la chrétienté, et donc les fondements mêmes de notre civilisation, je fais appel à la sagesse et au bon sens des cardinaux pour que ce triste personnage soit définitivement écarté du Saint Siège et pour qu'il soit immédiatement renvoyé dans son fief de Marsa.
   Là, il pourra se livrer à son occupation favorite, à savoir la course aux bergères et l'entretien de son gazon. C'est finalement dans ces deux domaines qu'il est le moins nocif.

Lonesome M, Duc de Panier

------------
(*) Seigneur ! Des pâtes, oui, mais des Panzani ! (NdT)

De notre correspondant à Rome, Enzo Enzo Burnehaut :

De bonnes âmes ont cru reconnaître sous ce travesti grotesque, surpris dans un lieu de péperdition de la Ville Eternelle, le candidat le plus sérieux du moment, le cardinal de Marsa.
   Il paraîtrait qu'un démenti soit en cours de rédaction, mais l'individu peinerait à retrouver ses lettres sur son clavier, embarrassé semble-t-il par les manoeuvres concupiscentes d'une souris sous sa table de travail.
   Que peut-on en concl(av)ure ?


Con klave

Non ! Il ne sera pas dit que Mon Éminence (charnue) et, à travers elle, ma fonction et toute Église, se laissera abuser et traîner dans le crottin par un hérétique, un Sardanapale, un trousseur de bergères et d'innocentes biquettes, un suppôt de Satan : j'ai nommé l'infâme duc de Panier.

Sur vous ce sacrilège attirera sa peine. Horace

Oui ! Je serai à Rome, membre de droit (de cuissage) du Sacré Collège, avec la ferme intention de convaincre mes coreligionnaires de me hisser triomphalement sur le trône de Saint Pierre.
   Car, moi, j'ai un programme, Môssieur, un vrai, lequel n'a rien à voir avec ces quelques billevesées éructées par l'indigne représentant d'une lignée qui fut noble, qui sent désormais le fagot et s'éteint dans la fange et le stupre. Certes je ne suis pas un fou de la messe et je ne donnerai pas des lits pour l'évêché, mais on ne m'a jamais vu bâcler les rites ni fouler la messe, même lorsque j'officiais dans ce balcon saillant, par tous les temps, abrité, il est vrai, par des nichoirs en forme de pont.

Lorsque Jean-Paul, ce pape hautain, d'une petite nonne qui aimait les gros boeufs et appréciait la pitié des moines, convertissait son père, j'étais en face de la poutre : j'ai failli jeter l'habit rouge aux orties car la bible est une chose qui me fait prier, surtout lorsque je vois la vierge derrière un panneau et que le confesseur s'endort.
   Jeune, je rêvais de me voir en curé avec une calotte et je fêtais la femme à la messe ; je ne m'en défends point, ma bouche le confesse : j'en perdais ma belle mine, ma mine pure. J'ai tourné ma peine vers des livres. Depuis lors la muse m'habite mais je ne fâcherai pas le lecteur car je l'envoie dans la culture.
   Aller jacter à la gare de l'Est

Le cardinal de Marsa

P.S. Et je ne suis pas contre un coup de vin dimanche...


Il est vrai que l'heure est grave et je n'ai que trop tardé à suggérer une solution pour éviter le fiasco mondial qui attend notre belle chrétienté et notre si douce et pure Principauté de la GAMASSADE si l'ignoble Cardinal de Marsa se présentait au Conclave qui commence demain. Il faut faire vite !
   Je suggère donc que notre libidineux Cardinal se présente au nom de la Principauté de la... GAMMASSADE (notez bien les 2 M) que certains d'entre nous ont visité par erreur, enfin ou presque. Ainsi, notre licencieux Cardinal sera plus à l'aise pour représenter cette Principauté un peu spéciale, riche en spécialités. Réfléchissons, mais faisons vite.

Le baron Ferlus

Nous recevons d'Italie, où il est retenu par un important conseil d'administration, un message sybillin du cardinal de Marsa : "Quand j'y serai, je vous fulminerai de ces bulles que vous m'en direz des nouvelles !"

Le cardinal soufflant de l'eau savonnée dans un chalumeau ? De quoi peut-t-il bien s'agir ? Les extra-lucides sont priés de nous fournir leurs interprétations afin de lever tout doute sur la santé mentale de notre meilleur ennemi !

signé : Es-Couye, le Petit Kon Enclavé


Habemus Pam Pam

A l'heure où vous lirez ces lignes, le conclave aura élu un nouveau pape de toute beauté. Revenons un peu en arrière pour faire le point sur ces graves événements.

Les Papstars qui nous ont quitté. Ils paraissent encore plus grands morts que vivants !

Les nominés malchanceux n'ont pas percuté : fumée noire et retour du Saint-Siège avec la gueule de bois.

Le 1er avril, plusieurs souverains pontifiants s'éteignaient à la surprise générale. Les pronostics vitaux des uns et des autres étaient pourtant réservés à la baisse et il devenait difficile de jouer les prolongations. Soins intensifs, recollage d'anévrisme, rodage de sous-papes, ventouses, rien n'y fit... Cela sentait le sapin et le deuil frappa comme le tonnerre le Palais des Popes.

Peu après leur rappel à Dieu, les dépouilles des princes évêques furent donc inhumées dans la plus stricte intimité et dans la crypte de la Chapelle Sixties, aux côtés de leurs épouses Grosse de Manaca et Soeur Sourire. Leurs filles Caroline Urbi et Stéphanie Orbi, leurs fils, le Prince Gérant Pie 77, Karslberg Lagerfeld ainsi que quelques chefs d'Etat, têtes couronnées ou non et personnalités équivoques ont assisté à la fête qui fut pleinement réussie grâce à la bonne volonté et aux efforts de chacun.

Restait à élire un pape remplaçant, le 264ème. Tous les cardinaux disponibles furent donc réunis par SMS et enfermés dans l'autoclave afin de s'élire eux-mêmes - ce qui n'est pas si bête, démocratiquement parlant.
   Ils y disposent de chambres avec tout le confort moderne : soubrettes, poële avec fumée noire ou blanche, camerlingue inox et cantine gratuite. Cependant leurs portables auront été volés entre-temps par des éléments incontrôlés en marge de la manifestation.

Vous connaissez maintenant l'heureux élu. On misait sur un Jean 24, un Jean-Paul 3 ou un Grouchy 1er (rayer les papes inutile), ce fut Blücher, droit dans ses bottes, qui monta sur le trône de Saint Pierre sous le doux nom de Benoît 16 soupapes. Donnons la parole à notre candidat cardinal gamasson qui, lui, n'a pas fait partie des jeunesses hitléaériennes :

"Le soir tombait sur la Sixtine ; ma lutte était ardente et noire. J'avais l'offensive et presque la victoire. Je tenais Ratzinger (Papa Razzi en bavarois) acculé sur un poële. Ma crosse à la main, j'observais parfois le centre du combat, point obscur où tressaille la mêlée, effroyable et vivante broussaille, et parfois l'horizon, sombre comme la mer. Soudain, joyeux, je dis : Grouchy ! C'était Blücher."

Ainsi, notre candidat papabile, le charismatique Alzheimer de la Fosse, parti à Rome avec sa piscine parmi les 115 autres points cardinaux, n'a pas fumé blanc cette fois-ci. Ce sera pour le prochain championnat, n'en doutons pas et, en attendant, révisons notre latin. Il nous revient des Etats Pontificaux les mains chargées de cadeaux, de Rolex et de sacs Cartier achetés à Vintimille. Et c'est très bien ainsi.

Frère Cloche de Pounague, Maître "in pectore" des cérémonies liturgiques de la maison pontificale



Soulagement à la Principauté

Non ! le pontifiant Sulpice Alzheimer de la Fosse ne sera pas souverain ! Ainsi en a décidé la fumette vaticane, à laquelle tous les cardinaux ont dû se soumettre.

La nouvelle a été accueillie avec soulagement à la Gamassade, et même à Marsa, où les groupies du prélat avouent le préférer près d'elles, plutôt que dans les encens cérémoniels de la ville éternelle qui risqueraient de masquer d'exotiques tentations auxquelles elles le savent, hélas, peu résistant.

Le retour du cardinal de Marsa, que l'on dit d'humeur massacrante, devrait avoir lieu sous peu. Gare aux mécréants qui traverseraient sa route ! Nous devons toutefois rassurer les mécréantes qui seraient dans le même cas : elles ne risquent (et périls) qu'un passage à confesse, ce qui est déjà tout un programme !

Mgr Burnot, vicaire général, nonce de dicastère auprès du Siège apostalcoolique


De retour de Rome, le cardinal de Marsa nous déclare : "Puisqu'ils n'ont pas voulu de moi et de mes bonnes paroles d'amour, je m'en vais fonder une église sur les débris organiques de l'ancienne. Je l'appellerai "Eglise de Fientologie", et je montrerai que ceux que d'autres considèrent comme des déchets sont eux aussi dignes d'intérêt. Les frais d'inscription (5000 gamasses) donnent droit à un bain dans ma piscine (en compagnie de naïades), à une (bonne) rasade d'eau-de-vie (de prunes), et à une inscription dans le grand livre des bienheureux, avec paradis à la clé. Le culte est réduit à sa plus simple expression : les hommes doivent seulement m'assurer de leur affection, et les femmes me la prouver."

Adriana Caramba d'Escouilles, Dame Régente en Second du Service Intérieur



Méditation spirituelle

Tout comptes faits, vu la tristesse de B16, on aurait très bien pu élire notre Cardinal à la soutane légère. Que l'on songe à toutes les conséquences de cette élection manquée comme par exemple l'installation des Papes en Gamassade. Sans oublier que les citoyens auraient pu profiter des papesses et papinesses qui n'auraient pas manqué de venir butiner autour de la soutane phéronomique... Et tant pis pour le prestige de l'église !
Que d'occasions perdues...

M. le M., pèlerin sur le chemin de Compostelle

NdlR : C'est tellement vrai alors que, pour cause de béatification, on glane encore les miracles avérés de JP2, sans considérer ceux - innombrables - qu'il a engendré en Afrique en y mettant le préservatif à l'index, ce qui n'est pas vraiment l'endroit approprié


Hallucination

Il y a bien longtemps que l'on n'entend plus le rire des jeunes bergères dans les chemins creux et que la plupart des elfes ont quitté nos forêts de chênes pour rejoindre les rivages des lointains Havres Gris.

Mais parfois - parfois - avec beaucoup de patience et un peu de chance, si l'on sait ouvrir les yeux, si l'hiver est froid et que la neige étouffe les sons, si la pleine lune a rendez-vous avec la nuit... venant des profondeurs des temps, marchant sans bruit sous les futaies, on peut surprendre une enfant des Premiers-Nés, une des dernières elfes sur cette terre...

Avec un peu de chance, avec un peu de rêve dans la tête et pas mal de prune derrière la cravate...


Exfiltration

Mme Paule Potte, la veuve du grand démocrate qui a gouverné le Cambodge, vient de demander l'asile politique.

La veuve du grand démocrate qui a gouverné le Cambodge d'avril 1975 à janvier 1979, Mme Paule Potte, vient de demander l'asile politique à la Principauté de la Gamassade. Compte tenu de l'immense aura qui entoure tous les membres de cette auguste famille, et des persécutions qu'ils subissent actuellement - interdiction d'assassiner, de violer, de torturer et même, nous a-t-on dit, d'endoctriner - notre bon Prince, n'écoutant que son bon cœur, et soucieux de récompenser systématiquement les bienfaiteurs de l'Humanité, a immédiatement accepté d'offrir l'asile à cette charmante guerrillera qui vient ainsi rejoindre, à l'ombre du drapeau princier, Bébé Doc, Francisco Franco, Amin Dada, Maurice Papon, quelques Ayatollahs bien-pensants, le Cardinal de Marsa, les âmes des époux Ceucescu, ainsi que Sarkozi pour ne citer que les plus humbles. Ci-contre une photo de la nouvelle venue prise pendant la réception offerte en son honneur par notre bon Prince, réception au cours de laquelle lui fut remis le prix "Pax over the world" offert par la fondation G.W. Bush en présence de toutes les personnalités mentionnées ci-dessus.

Leoconardo Di Taprunio


Une excellente nouvelle en amenant une autre, l'arrivée de cette pensionnaire supplémentaire nous donnera l'occasion de parler prochainement de la Maison de retraite du Castel du Panier qui développe tant d'humanité dans l'accueil des réfugiés politiques en voie d'extinction. Abandonnés, oubliés, leurs grandes oeuvres méprisées (l'explosion du pont de Mostar, des bouddhas de Bamyan), ces grands philanthropes ont pourtant encore quelques belles années de circumambulation en youpala à effectuer autour de leurs incontinences.
   Toute l'équipe rédactionnelle se déplacera pour un reportage à l'occasion de la prochaine journée "Portes ouvertes". En avant-première, cette photo de quelques pensionnaires dans la navette qui les ramène chaque soir de l'école du Parti où ils révisent leurs examens d'urine, vers les doux songes du dortoir collectif.

Prad Bitt de Pounac


Bruit de botte

Le Prince Jehan-Louis a été clair, lundi matin : "Marsa est une question intérieure à la Gamassade. Nous ne voulons pas d'ingérence étrangère. Mais nous n'en avons pas peur." Les centaines de journalistes réunis au Temple de la Populace pour la conférence de presse de clôture de la session parlementaire ont aussitôt laissé de côté toute retenue, et ont applaudi à tout rompre cette déclaration très martiale.

Le ton avait été donné dès le matin, avec une photo à la une de l'Echo de la Gamassade, montrant le Prince Jehan-Louis revêtu d'un uniforme militaire fluo camouflé, en grande discussion avec des officières supérieures de l'armée gamassonne de libération sexuelle (AGLS). Son message : "Réalisez votre mission historique et garantissez la souveraineté de la Gamassade, son intégrité physique et ses intérêts sensuels dans le nouveau siècle." En clair : empêchez l'indépendance érotique du Marsanistan.

Cette mobilisation entoure l'adoption, par 28,96 voix contre... zéro de la "loi anti-sexession" qui menace Marsa du recours à des moyens "non pacifiques et non protégés" en cas de déclaration d'indépendance sexuelle du district "rebelle". Cette loi, aussitôt dénoncée à Marsa, mais aussi critiquée par les Zetazuni et le Chapon, marque une escalade psychologique du Mont de Vénus de la part de la Gamassade, même si on se doute bien que le pouvoir n'a guère besoin d'une loi pour attaquer, s'il le décide, les "éroto-séparatistes" marsanais.

Le Prince a toutefois alterné le chaud et le froid, distribuant vin chaud et crèmes glacées, au cours de sa conférence de presse, soulignant qu'il ne s'agissait ni d'une "loi de guerre des sexes", ni d'un texte hostile aux 8 Marsanais avec lesquels il souhaite une "réunification pacifique et sensuelle". Il s'est même prononcé pour l'accroissement des relations intimes entre la Principauté-mère et le territoire égaré, y compris les importations de produits aphrodisiaques du sud, fief des indépendantistes ! Mais les applaudissements des journalistes ont bien montré que c'est lorsque la Principauté montre ses muscles que le discours gouvernemental est le plus populaire, rendant un peu plus dangereuse la situation dans l'étroit (ou quatre ?) détroit de Marsa.

Bur-Noo, officier des liaisons périlleuses


Le fiasco du sommet de Bruxelles

Le fiasco du sommet de Bruxelles déclenche une crise historique. Après le NON franco-batave au projet de Constitution, le OUI au plan B, le plan Blair ?

Deux jours après l'échec retentissant du sommet européen, l'Union apparaît plus divisée et affaiblie que jamais. "L'Europe ? Fermée pour faillite !" ironise Roberto Macaroni, ministre italien de la Ligue du Nord. La majorité filandreuse eurosceptique est bien la seule à rire de ce sombre spectacle : la Constitution, symbole de l'Europe politique, rangée au fond du placard à balais jusqu'en 2007 et une monnaie unique chahutée sur les marchés.
   La Principauté ne disposant pas de ministre des Affaires étrangères, c'est notre ambassadeur aux Confins, Viagre de la Motte Boulbée qui a été chargé de soutenir à Bruxelles ce bras de fer qui s'est soldé par une victoire amère de Tony Blair.
   L'argument niaiseux du ministre de la Drague Queen d'Angleterre consistant à critiquer la structure biodégradée du budget européen a séduit plusieurs délégations. Lorsque La Motte Boulbée assène devant ses pairs que "la PAC, c'est l'avenir et les Anglais seront battus à Hastings par Guillaume le Bâtard", plus personne ne le croit.
   Malgré l'indécence de la ristourne britannique, les pays de l'Est n'ont pas tourné cosaque et ont affirmé qu'ils étaient prêts à rendre l'argent qui leur était dû. Lorsqu'ils analysent le fiasco du sommet de Bruxelles, les nouveaux Etats membres renvoient La Motte Boulbée et Blair dos à dos.
   Cependant, pour dénoncer les Brittons, fer de lance d'un modèle anglo-saxon qu'il ne veut pas voir s'imposer sur le Vieux Continent, notre ambassadeur peut toujours compter sur un carré de fidèles :

L'Impératrice Sissi, José Manuel Barroso et, dans une moindre mesure, le roi Farouk. Il déplore : "L'Europe, j'ai tellement rêvé d'elle que les draps s'en souviennent".

Suzon de Pougne, Spin Doctor

Sous bonne escorte à bord de son véhicule de fonction, Viagre de la Motte Boulbée, amer et déconfit, revient de Bruxelles en esquivant les journalistes.

Cartes de France

Après le piano, le lit à queue.

Ce lit majestueux, qui trône désormais dans la maison d'hôte ducale, convient sans nul doute aux ébats sataniques du (triste) Sire de la Gamassade et de sa bergère préférée, mais certainement pas aux pèlerins en route pour Saint Jacques de Compostelle.

Je jette l'anathème sur ces pratiques sulfureuses tendant à attirer, par des moyens inqualifiables, une clientèle confite en dévotions et dont les forces doivent tendre vers une vie sans tache alors qu'elles ne sont, du coup, incitées qu'à tendre le vit en faisant des taches.

Vade retro Satanas

Le Cardinal

C'est pas pour des prunes

Plus encore que le caviar, la truffe ou le baril de pétrole, la cote de la prune de la Gamassade fait aujourd'hui l'objet d'une spéculation irrationnelle. C'est pourquoi le dernier millésime est longtemps resté classé secret défonce pour éviter les opérations d'achat intempestif sur le marché et l'exportation sauvage vers des pays aux habitants bien incapables d'apprécier ce breuvage rare à sa juste valeur gustative et euphorisante.

Maintenant que tout a presque été bu et se trouve donc en lieu sûr, le secret peut être levé et nous autorise, avec ce qui reste, à boire sans soif et faire l'amour en tout temps, madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.

Kylie Mini-ogre de Suze, Ministre des Vapeurs
et Pierre-Augustin de Beaumarchais, horloger

Principauté de Puylaroque

Nous apprenons par la presse nationale française les mauvaises manières du souverain d'une principauté voisine de la Gamassade. Ce n'est pas chez nous qu'on verrait ça ! A Marsa, peut-être (les bonnes âmes diront : "Bien-sûr !"), mais à la Gamassade, point !

Burnaude Escouyes, correspondante de l'Echo de la Gamassade

Les droits des femmes enterrés

Les habitantes de Puylaroque (Tarn-et-Garonne) ont déposé hier un cercueil devant la préfecture de Montauban : « On enterre les droits de la femme, ce jour du soixantième anniversaire de leur droit de vote. » Il faut savoir que le maire de Puylaroque, L. C., a été condamné en mars 2004 à une interdiction de droits civiques et à un an de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une des employées de la mairie. Mais il poursuit malgré tout son mandat, la cour d'appel lui ayant rendu ses droits huit mois plus tard. « Qui peut soutenir un élu condamné pour agression sexuelle ? », interroge une pancarte. Pas un élu n'a répondu à cette question, note le collectif Morale et Démocratie de Puylaroque. La maire de Montauban et la préfète ont même reçu la semaine dernière la ministre de la Parité et de l'Egalité professionnelle sans lui en toucher un mot. G.LV. (à Toulouse).

Libération, samedi 30 avril 2005

Page précédente

Page suivante