5

Accueil
Actualités
Archives
Principauté
Nos princes
Littérature
Beaux-arts
Polémiques
Courrier
Journal
Nomenklatura
Contact

Archives 1
Archives 2
Archives 3
Archives 4
Archives 5
Archives 6
Archives 7
Archives 8
Archives 9
Archives 10
Archives 11
Archives 12
Archives 13

Archives 14
Archives 15
Archives 16
Archives 17
Archives 18
Archives 19
Archives 20
Archives 21
Archives 22
Archives 23
Archives 24
Archives 25
Archives 26

 

La Principauté de la Gamassade : N° 1 mondial des réserves de pétrole !

Les travaux de la société gamassonne GONOCOC sont couronnés de succès. Le procédé de forage oblique mis au point par ses chercheurs a aboutit à la découverte du plus grand gisement pétrolifère du monde.

Le processus est gardé secret, mais le principe est d'utiliser des tubes de forages semi flexibles* (en fait des canons de mortier recyclés) dont le trépan est équipé d'un GPS calé sur la fréquence émise par les bombes à guidage laser utilisées par certaines puissances : une étude a curieusement montré la corrélation de leur emploi avec la plausibilité de nappes pétrolifères.

Avantage, le procédé est capable de creuser à de très grandes profondeurs. Inconvénient, cette distance exige une puissance de pompage que même les spécialistes les plus notoires, comme celles de Kilo Bei, ne peuvent fournir. Heureusement, on a constaté que le forage sous l'écorce terrestre amène un réchauffement fluidifiant le pétrole et le rendant ainsi apte au pompage. D'ors et déjà, le cours du brut à la bourse de la Principauté a atteint son prix plancher de 14 gamasses le baril.
__________
* principe inspiré sans doute de la fière devise "Durum mollis habere".


Cochon vole ?

(Photo sans trucage, pour une fois)

Dépêche APP (Agence de Presse de la Principauté)

Maurice, notre ami expatrié aux Philippines et PDG d'Air Vallet, est en route vers la Principauté pour un voyage d'affaire. Sur cette photo, on le voit en train de piloter un des avions de sa compagnie. A ses bonnes joues réjouies, on comprend son émotion de revoir le pays ainsi que les sentiments qui l'on toujours guidé dans la conduite de ses affaires, jusqu'à mener Air Vallet vers ces sommets qui en font une des plus productives compagnies gauloises. C'est avec une grande joie que nous l'accueillerons !

Son livre "Cochon vole" est analysé à la page Littérature.


Pierre de discorde (Articulet de Burn. d'E.)

photo 1
photo 2
photo 3
photo 4

La fameuse pierre de discorde qui a fait couler tant de Suze entre Ringue et Panier est actuellement l'objet d'une entreprise titanique : il est prévu de la retirer du champ de bataille pour la placer au Musée Principautal de la Principauté dont elle serait le trésor emblématique.
   Malheureusement, toutes les tentatives de transport semblent vouées à l'échec : carriole, camion, aéronef, aucun véhicule ne paraît capable de la déplacer (photos 1 à 3). Les plus éminents scientifiques se penchent sur la question, au risque d'y tomber ; la mésaventure est déjà arrivée à plusieurs d'entre eux qui ont sombré corps et biens dans les fûts de Suze mis à leur disposition par le propriétaire des lieux.

Dernière minute.
Le transport de la fameuse pierre de discorde semblait en bonne voie : un entrepreneur plus entreprenant que les autres, à la raison sociale prophétique, avait réussi à la charger à bord de son automoteur. Le véhicule était près du but, lorsqu'une fausse manoeuvre l'a précipité dans le tout nouveau port de la Principauté, qui ne figurait pas encore dans la mémoire de son GPS (photo 4). Le conservateur du musée, par ailleurs patron de la conserverie locale de girolles, désespère de voir un jour dans ses murs cette pierre mythique dotée de pouvoirs quasi maléfiques.

Les Bourses de la Cour

Les incertitudes géopolitiques (liées à la publication du rapport sur la croisade en Quercy par l'inspecteur des touffes des Nations Unies, Georgette Blix, et à l'union entre George Bush et Tony Blair dans le même sac de couchage à Camp David) ont pesé sur le billet vert. En outre, le dollar a été affecté par une hausse importante du recyclage des débris usagés de la navette en décembre et, surtout, par une chute du moral des ménages américains. En réponse, la gamasse a gardé ses couleurs habituelles, suite à la publication de l'ISM de Chicago, meilleur qu'attendu, et au premier discours du nouveau secrétaire gamasson au Trésor, Pègue de Gyrobroye, prononcé devant le Sénat. Désigné en décembre dernier pour remplacer Conchyle de Béat, Pègue de Gyrobroye a eu enfin l'occasion de rappeler officiellement que la politique de la gamasse forte était toujours dans l'intérêt national de la Principauté.

La gamasse a profité de l'excès de faiblesse du dollar liée à la montée des risques de croisade en Quercy. La devise gamassonne est ainsi venue tâter la barre de 1,09 dollar (un record depuis mars 1999), avant de finalement gagner encore du terrain, suite à l'annonce d'un indice VIH en recul et d'un indice ISM de la girolle supérieur aux prévisions, pour terminer la semaine en hausse de 0.73% face au billet vert.

En conclusion
Depuis quelques temps, la montée des risques vénériens entretient un "flight to quality" défavorable aux dragues hasardeuses et favorable aux unions en famille. Cependant, cette défiance du risque amenant les MST à des niveaux vraiment chelous, les aspirants soupirants deviennent alors très hypersensibles à la moindre bonne nouvelle. Le retournement de l'aversion pour le risque de perdre ses petites amies externes peut donc se révéler très brutal. C'est pourquoi, compte tenu des niveaux de rendement des obligations domestiques, nous sous-pondérons très largement cette classe d'entrepreneuses dans nos couettes. Pour la part obligataire du matelas, nous préférons les partenaires privées (High Yield notamment) et les jeunes personnes émergentes.

Preuve de la stabilité de notre monnaie, la gamasse, quand on compare son cours à celui d'autres devises réputées plus notoires...


Airbag

Communiqué. Document non contractuel fourni par M. Taprun

Notez ce prochain rendez-vous : M. Porfirio Kro, le représentant d'une grande marque d'automobiles* d'au-delà la ligne Maginot passera bientôt dans vos foyers pour vous faire la démonstration de sa marchandise. En accord avec la politique routière du gouvernement, l'accent sera mis sur la sécurité passive et principalement sur les airbags latéraux et surtout frontaux. M. Kro fera personnellement des essais de crash test devant vous pour prouver la qualité de son équipement. Vous voudrez bien préparer à l'avance les parpaings ou le vieux matériel agricole sur lequel il précipitera son corps défendant. Un porte-clé cadeau sera gracieusement offert aux habitants qui lui ouvriront leur porte (un seul cadeau par famille et par foyer).

* Le CSA (Collectif Sado d'Aquitaine) nous interdit de citer des marques.


Les Royaumes combattants
L'homme qui marche la tête pied-nu lance un appel à la reconquête de l'Indochine

Le 24 juillet 2003

Dès que nous aurons libéré la Principauté de Marsa de Sadam Ben Limoun, je propose que nous menions une offensive générale à partir de ce territoire pour la reconquête de l'Indochine.
Merci de me faire savoir qui est volontaire.

Lonesome de Panier

Le Prince va-t-il prendre la tête de la croisade pour l'Indochine ?

D'accord, mais seulement après le vote d'une résolution du Conseil de sécurité de la Principauté, et sous le commandement de notre prince !

Suze de Pounac

Comme vous allez vite en besogne, mon cher Lonesome ! L'immonde Sadam Ben Mahrsa se rit encore de vos menaces grandiloquentes, que déjà vous envisagez d'autres aventures pour lesquelles vous n'avez encore aucun biscuit !
   Cependant, quand le moment sera propice, je ne dédaignerai pas de vous accorder les subsides nécessaires. Vous n'êtes pas sans supputer que j'a(ga)masse depuis longtemps déjà un trésor de guerre en piastres, que je serai fier de mettre au service de la CRI, Coalition pour la Reconquête de l'Indochine.

Burnaud


Un chiffre et des lettres

Le 13 août 2003

Les lettrés de la principauté se sont aperçu, après une lecture rapide du dictionnaire de la langue gamassonne, qu'il manquait quelque chose au sujet des unités de mesure. D'où ce message reçu pas plus tard que maintenant :

Il ne s'agit pas vraiment d'une compilation grécolatrine, mais de quelque chose issu du plus profond de la culture de la terre quercynoise. Je veux parler, tout le monde l'aura compris, même les gens culturés, du gamasson ancien, qui avait pour unique unité de mesure le banchemol. Le banchemol servait à mesurer tout, absolument tout dans la civilisation gamassonne : le nombre de prunes sur le chêne, les distances, les sommes d'argent, les gariottes, les pintes de cervoise tièdes... bref, tout. Son grand mérite était d'être toujours égal à l'unité, ce qui simplifiait les calculs.
   Chose curieuse, bien qu'étant toujours égale à un, cette unité de calcul avait une forme plurielle, bien qu'elle ne servît (servât ?) jamais : un banchemol, des banchemouli (sans "s", merci). De nombreux savants gamassons se sont longuement penchés sur cette curiosité grammaticale, mais aucun n'a su l'expliquer. La légende raconte que cette unité de calcul fort pratique a été mise à l'index d'abord, puis vivement combattue par une cohorte extraactive de grands prêtres mathématiciens qui ont saisi l'occasion d'affirmer leur toute puissance en compliquant la vie des gens du peuple qui n'y comprenait rien, comme tout peuple qui se respecte, d'ou l'invention des table de multiplication, de l'incrémentation et du logàrythme, un truc qui souingue.
   Voilà tout ce que j'ai pu réunir comme documentation sur l'unité de compte universelle du banchemol (des banchemouli - sans "s", merci).

Bertrand Rilleguat, mathématicien à l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de prunes)


Déboulonnage

Comme on pouvait s'y attendre, le régime ducal s'est effondré mercredi avec l'entrée des soldats du Ringue dans le coeur de Taprun City, où ils ont symboliquement renversé une statue géante du duc de Panier, au milieu de scènes de liesse. Taprun City est un immense quartier copulaire peuplé par les shits. La population s'est livrée à des actes de pillages et à des entreprises d'auto-sodomisation à grande échelle.
   Les forces ringuardes ont défait l'armée du Duc et pris le contrôle de la plus grande partie du duché en dépit de la poursuite des combats, a déclaré mercredi soir le Lord of the Ringue, commandant suprême de la 3ème division d'infanterie ringuarde.
   Aidés par des soldats du Ringue, un groupe de Shits s'est attelé à renverser la gigantesque statue du Duc de Panier, en passant une corde autour d'elle puis en la faisant tirer par une tondeuse à gazon.
   C'était la dernière statue du Duc de Panier inaugurée dans son parc, le 28 avril 2002, pour son 65ème anniversaire. Bras levé en l'air dans la position de recherche de vitesse, l'énorme bronze coulait des jours heureux sur un socle en marbre.

   "Nous contrôlons la plus grande partie de la ville mais il y a encore des combats en cours", a estimé le Lord of the Ringue. Seules des forces irrégulières continuent à se battre du côté jardin, a-t-il ajouté, citant notamment les Fedayin de Mel, un corps paramilitaire dirigé par Oudaï de Panier, le cheval aîné du duc. Les troupes ringuardes se sont emparées d'un camp de formation de la milice du parti Contrebasse au pouvoir, selon un correspondant de l'AFP.
   Dans la matinée, elles étaient entrées à Taprun City, principal faubourg shit du nord-est de la capitale, tandis que les combattants du duc abandonnaient leur positions du missionnaire pour mieux filer à l'anglaise.
   "Presque tous (les combats) ont cessé dans la zone est", a déclaré le lieutenant-colonel Robert, faisant office de pubis relation. Les tireurs embusqués "se cachent bien, ils sont bien montés et sont bon tireurs de bergères", a ajouté l'officier de la force expéditionnaire qui progresse vers le centre du duché par la face sud.

A Marsa, un quartier du nord du duché, des centaines de Shits se sont précipités vers les transports de troupes du Ringue en applaudissant et en scandant des versets : "C'était dur de l'avoir mou mais maintenant ça va mieux !".
   Dans ce faubourg rural classé zone prioritaire, barbus et femmes emmaillotées de sacs poubelle sont venus piller piscines publiques et barbecues. Etonnant spectacle que celui de ces convois du Ringue, chargés de ravitailler le front, croisant des carriole et des mobylettes remplies à ras bord.

En tant qu'observateur, le Premier ministre britannique Tony Blair s'est refusé mercredi à tout triomphalisme affirmant que la guerre n'était pas terminée et qu'une "intense résistance" persistait au sein du pouvoir du duc de Panier. Le vice-président américain Dick Cheyney Rienacirer a souligné lors d'un discours à Vidaillac "que les forces shito-ringuardes pouvaient encore être confrontées à des combats difficiles avant que nous puissions retirer nos marrons du feu".
   La guerre, qui entrait jeudi dans sa quatrième semaine, a fait 15 362 morts dans les rangs de l'armée ringuarde, selon un dernier bilan du Dodécagone qui déclare ignorer si Mel Taprun a survécu au bombardement de lundi qui visait à l'exploser et qui a ajouté que le Duc de Panier avait "raté sa chance de partir pacifiquement en exil".

Le Comité international olympique de la Croix-Rouge (CICR) a suspendu ses activités à Taprun City en raison de la situation "dangereuse" dans la capitale du duché. Son délégué, porté disparu depuis mardi, a été retrouvé mort, victime d'un chancre sournois, a indiqué un porte-parole du Comité à Genève.

Sur le front nord, les forces ringuardes et les combattants shits ont pris le contrôle des grottes de Pech-Merle dans la nuit de mardi à mercredi et se trouvaient en zone tribale à quelque 18 km au nord-est de Cabrerets, selon un responsable ringuard.

De notre correspondante
Christine d'Evier Spontex


A l'initiateur, la Principauté reconnaissante

C'était au temps du cinéma muet, il y a bien longtemps, au siècle dernier, quand les téléphones étaient immobiles et à manivelle et que les ordinateurs en bakélite s'appelaient Apple. Un esprit reluisant faisait paraître à ses risques et périls le numéro 1 d'un journal qu'il baptisa "L'Echo de la Gamassade". Le succès fut phénoménal... et durable puisque nous en sommes aujourd'hui au numéro 87 985, soit 241 ans de parution ininterrompue ! La technologie évoluant, le journal engendra un site internet, celui que vous tenez entre vos mains aujourd'hui.
   Il est temps de rendre hommage au créateur, à l'initiateur de cette admirable épopée, celui dont la main créatrice ne savait pas alors quel serait le retentissement de l'idée qu'elle enfantait : Burnaud d'Escouilles, notre père qui êtes aux cieux à tous, sans qui aucune des lumières émanant de ces pages n'éclairerait aujourd'hui le monde calamiteux. Pèlerin, toi qui passes sans le voir, sans même lui dire bonsoir, dis-lui des mots d'amour, des mots de tous les jours. Ça lui fera quelque chose.


Promenade dominicale

Notre bon Prince ne dédaigne pas les randonnées incognito avec l'une ou l'autre de ses dames de compagnie. Joignant l'utile à l'agréable, il en profite pour ramasser des champignons ou, comme ici, quelques brindilles pour allumer le feu dans la cheminée du château.

 


Permis de construire

De notre envoyé spécifique, Burno d'Esgourdes

On signale sur le territoire de la Gamassade de fortes concentrations d'armes de construction massive : une bétonnière en état de fonctionnement a même été retrouvée hier dans un palais ducal ! Il ne faut pas chercher loin pour découvrir les méfaits de la clique dévouée aux ordres du raïs du païs ; les indigènes ont été privés de désert, et d'infâmes constructions parsèment ce causse naguère si plaisant : édicules, haras, gentilhommières, gentedamières, prasats, manoirs, garages, abris divers pour l'été ont poussé comme champignons depuis la prise de pouvoir du Parti Sexophone Baasse.
   Une intervention sous les gidouilles de l'Eau Nue permettrait de rétablir les douches, et, en détruisant les signes de l'infâme dictature de Sa Dame Ussaine, apporterait aux populations terrorisées les bienfaits de la démographie représentative et la garantie d'une désertification accélérée. Un lâcher de petites frappes chirurgicales ayant déjà fait leurs preuves dans les banlieues des grandes villes serait la solution la plus sûre pour mettre à bas le régime sans sel que subissent les gastronomes locaux.


1200 tours/minute

Qui peut être plus fier de son grand-père que le petit-fils du duc de Panier ? Et aussi admiratif pour son ingéniosité ? Sa nouvelle idée lumineuse de monter une broche sur la prise de force de son tracteur va révolutionner le rituel du méchoui : cuisson régulière, stress du mouton dont la viande sera ainsi plus savoureuse, évacuation tous azimuts des graisses bourrées de cholestérol, lubrification du tracteur lui-même. De plus, la vitesse de rotation de 1200 tours-minute crée un effet de ventilateur attisant la braise... Et quelle facilité pour découper la viande qui sera ainsi directement catapultée dans l'assiette de chacun !

 

 Page précédente

Page suivante