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Réunion du G7

  • La réunion du G7 qui, comme son nom l'indique, rassemble chaque année à la Gamassade les sept principales principautés de la contrée, s'est tenue dans une atmosphère studieuse. Le plat du jour était le règlement de certains problèmes pouvant envenimer les relations futures. Ont été évoqués : l'application des accord de Varaire sur les émissions de CO2 et de canettes et la révocation de l'Edit de Marsa.
    En outre, un colloque a débattu de la révélation faite à Marie de la cascade souterraine sous la principauté du Ringue.
    Il a été aussi décidé d'émettre un timbre commémorant le survol de la Principauté en 1927 par le Latécoère Toulouse-Le Bourget.
    A l'issue de la séance de travail, les représentants se sont séparés dans un climat de confiance et d'ébriété mutuelle. Le communiqué final sera publié à une date ultérieure.

Apparition

Une nuit d'été, Sidarthouille l'Eveillé est apparu sur le causse, abrité par le noyer de la Connaissance. De son image émanaient de propices résonances de compassion et pas mal d'ondes de détachement. Les habitants n'en ont pas cru leurs yeux (certains évoquaient même la planète Zoltar). Pourtant, à leur esprit émerveillé se sont manifestées peu à peu les bonnes vibrations de la voie du milieu et de l'impermanence.
Le lendemain, tout le monde a cru à un rêve, mais à l'endroit de l'apparition, l'herbe avait poussé haute et verte, et le noyer avait penché une branche jusqu'à terre.

Le revoilà !

Le Koursk que l'on croyait égaré au large de Mourmansk vient de relâcher quelques jours dans notre principauté. On le voit ici arriver dans le port de Marsa. Le temps que le nautonier de quart trouve la pédale de frein et il s'amarrera majestueusement dans le bassin qui lui est réservé. Mais les commandos de nageurs de combat chargés de la surveillance du port ont eu chaud ! Ils en seront quittes pour une bonne tasse et, en compagnie des marins russes, ils se réconforteront à la vodka-suze dans les tavernes que l'on voit en arrière plan.

Où s'arrêtera-t-il ?

Il en rêvait. Il l'a fait. Honneur à notre concitoyen Marcel Stakhanov, dit le "Car Terminator" qui est parvenu à greffer une carrosserie de marsupilami sur un châssis de Béhème (*), ceci pour pouvoir tranquillement se vautrer dans le cuir tout en se prémunissant de la jalousie de ses clients. Il aura désormais le droit de se garer sur les emplacements réservés aux handicapés ou d'occuper deux places de stationnement pour pouvoir ouvrir aisément les portières.

(*) Beauf Motor Werke.

Nouvelle idylle ?

La princesse Caroline de Panier est de retour au pays après son tour du monde en planche à voile. Des bruits courent sur le récent échange de son fiancé sumo pour un fiancé papou. Pour peupler ses loisirs, elle a pris la direction d'une importante société d'import-import de la capitale. Ce portrait robot a été réalisé d'après des témoins dignes de foi (bien qu'anonymes).

Tragédie dramatique

Nous déplorons le naufrage de notre automoteur tactique qui s'est abîmé dans le Causse de Barents. La boîte noire à révélé qu'une lamelle métallique, abandonnée sur la piste, a fait exploser le pneu avant gauche dont les débris ont perforé le réservoir de Suze, causant ainsi la perte du prototype. Aucune victime n'est à déplorer sinon le véhicule lui-même.

Stealth

Historique :
Ce superbe appareil à hélices fut dérivé du bombardier B17 Forteresse Volante et construit à seulement dix exemplaires qui eurent presque tous des accidents. Mis en service en 1940 pour Transcontinental and Western Air (TWA) sous le nom de Zuni, il fut prêtés à l'USAAF pendant la guerre. Revendu à Aigle Azur en 1951, il opéra dès lors en Indochine avant d'être cédé à bas prix en 1960 à Air Laos. En 1974, acheté pour quelques riels par la compagnie CACO (Cambodia Air Commercial) dont les pilotes étaient affublés du surnom bien connu "s'en-fout-la mort", il s'écrasa piteusement au décollage dans une rizière non loin de Battambang. Notre ministre Burnaud d'Escouilles était alors aux commandes et il en reschappoît, contrairement à la plupart des passagers. Il fut ressemelé à grand peine début 90 et équipé de deux moteurs Gnôme-Rhône, d'un Rotax et d'un Couach. Acquis par Maurice Vallet, président de la compagnie du même nom, il fit la joie des petits et des grands pendant quelques années pétaradantes avant d'être réquisitionné par la Principauté pour opérer au Maharsanistan.

Spécialement transformé pour l'opération Bergère Immuable, ce Stratoliner de la compagnie Air Vallet a été recouvert d'une peinture invisible pour opérer discrètement au-dessus des lignes ennemies.
   Armé d'une lampe à souder à grand rayon d'action type "guerre des étoiles", ce croiseur volant a été baptisé Puff la fatwah furtive par son équipage.
   A la limite de la perte de vitesse pour économiser le carburant avec plomb aujourd'hui de plus en plus difficile à trouver, il surveillera le désert par où l'ennemi viendra et aucun tartare ne lui eschapperoît.


Grands travaux  

Le vaste chantier de la Place d'Arme touche à son terme. Le nivellement par le bas a été sculpeté à la pelle par le Garde des Sots, notre maître ès terrassement.

Il a mis en oeuvre pour cela une invention de Suze de Pounac greffée sur l'automoteur municipal, que l'on voit ici juste avant qu'il ne se soit définitivement explosé en l'air à six pieds sous terre. Le tout a été béni à la louche par l'évêque Raymond Tutu.
   Cette somptueuse réalisation qui devrait durer mille ans permettra les défilés de mode des top-bimbos locales, la manoeuvre audacieuse des troupes princières en tenue civile, l'agrandissement du pas de deux et de tir pour les lancements orbitaux, le 400 m départ arrêté des véhicules déclapotables (ainsi que le stockage de leurs épaves), la tenue à l'aise blaise du Mondial du parpaing et la chasse à courre et à prunes des princesses rétives.


Un nouvel aéroport est mis en service dans le but de seconder la plate-forme de Belregard. La raison majeure de cette décision est le mécontentement des riverains de l'aéroport actuel face à l'augmentation du trafic et des nuisances induites : bruit, fumées, vapeurs d'essence, pièces se détachant des avions, rase-mottes intempestifs, arbres écîmés, carcasses calcinées abandonnées dans les champs. Plusieurs plaintes ont pour objet le fait que certains appareils de la compagnie Air Vallet sont équipés de toilettes à ciel ouvert sans réservoir, les matières issues d'icelles retombant sur les maisons survolées et leurs habitants (1).
   L'affaire évoquée dans la presse à propos du paiement en espèce de leurs billets d'avion par certains de nos dirigeants - et ce au moyen de fonds secrets alimentés par le contribuable - n'a rien à voir avec cette implantation. La situation de cet aéroport au pied du château princier non plus.

La piste a été voulue délibérément courte pour économiser les matériaux de construction et la sueur des travailleurs saisonniers ainsi que pour éprouver la capacité des pilotes à se débrouiller. Des plantation de pruniers sont prévues en bout de piste pour l'intégration paysagère.

(1) Rappelons que les engrais organiques d'origine humaine sont interdits sur le territoire de la principauté, contrairement à ce qui se passe dans certaines nations que nous ne citerons pas.


Signalisation routière

Il a été souvent reproché à la Principauté, jalouse de sa tranquillité, d'être difficilement accessible. C'était une décision délibérée de notre Conseil des Sinistres : seul l'être qui le mérite trouve le chemin de Shangri-La et celui qui a un quotient intellectuel de 2 (le gruyère, c'est 4) n'a qu'à passer son chemin ! Néanmoins, certains notables, trop polygames pour être honnêtes (notre devoir de réserve nous interdit de les nommer), ont cru ainsi se priver d'opportunités de rencontre avec des demoiselles qu'ils croyaient grave déjà dans la couette. Ils ont donc fait voter un arrêté qui signale l'échangeur de l'autoroute en direction de la Principauté. Va-t-on y gagner ? Est ce que la quiétude du plus grand nombre peut être mise en balance avec la vile envie de pique-niquer de quelques-uns ?


Le commerce aujourd'hui

On évoque parfois la désertification des campagnes. Pas chez nous : depuis bien des décennies, le garage de la Principauté défie le temps et dame le fion à ses concurrents high tech, en assurant la concession de toute une pléiade de plein de grandes marques automobiles connues, comme Delahaye, Panhard, Hotchkiss, Simca et autres Delage. La tenue du personnel est superbe, les délais sont respectés (3 jours pour réparer une roue déjantée, ce qui peut arriver à tout un chacun pour peu qu'il soit un brin éparpillé) et le tarif est pile poil. Une exclusivité : au moment des vacances, venez faire changer gratuitement l'air de vos pneus.

Toujours à propos du commerce florissant, comment ne pas mentionner notre hypermarché dont le chiffre d'affaires s'épanouit au fil des saisons. Les derniers investissements comportent un système d'alarme anti-sauvageons et une caisse enregistreuse à manivelle. Sont programmés pour le prochain exercice : un rideau de perles de bois contre les mouches et un peson à ressort.
   Dans ce lieu magique de la consommation, nos jeunes pourront s'approvisionner en roudoudou, mistral gagnant, coco boer et réglisse en spirale. Et certains produits - introuvables ailleurs - sont offerts à votre convoitise : des conserves millésimées garanties de haute époque, et un cru à double usage, classé non seulement dans la catégorie des vins de différents pays de la communauté européenne mais aussi parmi les terroirs des vinaigres les plus réputés.

Gros plan sur l'écriteau ci-dessus


Il était une fois Lot Story, l'émission trou du culte de toute une génération spontanée. Une démarche culturelle que l'anatomopathologie mondiale nous envie. Voici les secrets sur les coulisses de la fiction réelle (expression originale, ndlr) : les ressorts de l'action expliqués, l'exégèse de la machination éclairée, les portraits des loteurs jetés à la face du grand monde...

Ils sont 11 célibataires besogneux : six bergers et cinq chevrières, ils ont entre 14 et 65 ans, ils ne se supportent pas mais ont accepté de trombiner ensemble pendant dix semaines dans une grange. Le but du jeu : construire la famille tuyau de poêle idéale.
   L'implacable mécanique de Lot Story s'organise autour de l'expulsion progressive des candidats. Durant les deux premières semaines, les onze andouilles font connaissance au grattage et au tirage pendant que les vacanciers les contemplent à la télé. A la fin de la deuxième semaine, les pétasses tirent au sort les deux thons les plus nuls pour s'en débarrasser. Le public choisit lequel des deux doit rester quand même. Puis à la fin de la troisième semaine, les cinq garçons choisissent d'éliminer deux radasses. A l'issue du vote, il ne reste plus que 9 dèches exténuées dans la grange. Le processus de sélection progressive se poursuit jusqu'aux deux dernières semaines où seulement deux couples en nage se partageront le lit dévasté.

   A la fin de la farce, le couple finaliste aura la possibilité de devenir propriétaire d'une Lada sur quatre parpaings. Tous les autres couillons bénéficient, le temps de leur passage dans le Lot, d'une somme hebdomadaire de 2 gamasses destinée à couvrir les frais de leur vie saccagée (gros rouge, big mac, cabanis...). Ensuite, ils sont congédiés.

Zizi
Kim Il Song
Jules-Ray
Lotana
Chris
Kenzoute
Steeprun

Via un drain, l'équipe de production peut se brancher directement au cerveau sauce blanche des candidats pour différentes raisons : leur annoncer l'heure du pipi matinal, les appeler au confessionnal pour rouler un tarpé, leur demander de changer leurs piles, leur demander de former la mêlée.

Nota : Pour des raisons éditoriales, la production prend la décision de ne pas diffuser certaines séquences trop dures pour un large public : lorsque les cobayes citent Aristote ou Confucius, tiennent des propos trop crus sur Georges Bush ou critiquent des personnalités de la gauche caviar. Egalement pour des raisons techniques lorsque la nature d'un candidat l'appelle aux toilettes.
 

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