L'Echo de la Gamassade

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20 pages

 

de notre correspondant permanent G. de Tournerol
Fête de la Gamassade 2007

 

 

 


Où l'on aperçut Mel Taprun en président du jury,


... et son Eminence le Cardinal de Marsa, encadrant la délicieuse Alexandra de Tourneboul' du mas Doutour

En ce premier ouiquaine de septembre, très ponctuellement :
le vendredi soir, on boit, on danse...
le samedi matin, on dépose une gerbe, on se congratule, on boit, on danse...
le dimanche, après la messe, on reboit, on redanse...
le lundi soir, tout le village se rassemble avec les voisins et amis
pour le repas sous la halle: on daube, on glose, on boit
on discute des positions de celui qui la Gamasse-outra,
on reconduit sous séquestre la barde-élise
pendant que d'aucuns se Gama-huchent,
enfin on boit, on reboit, et on danse.


... avec la bénédiction de l'oeil pétillant de son Altesse...


... et tant d'autres encor'


... sous vos applaudissements, oh carraille, qu'es'ce que c'était bien mon jeannot !


 

Quelques nouvelles de l'économie
 
Gamassade Banking Company
 
Manuscrit biscornu

 

La Gamasse ! Que voilà une monnaie qui se rit de l'euro, du couac 40 et des cours du pétrole ! Indexée sur l'auriculaire et sur un panier (gourmand) intégrant les fluctuations de la livre (de viande, of course !) et de la motte (de beurre, paraît-il), elle reflète au plus près la (bonne) santé de l'économie locale, reposant (mollement) sur le côté gauche et sur l'exploitation de la truffe, l'élevage des bourets, le comptage des moutons et la distillation des prunes, économie cornaquée par d'agrestes chevrières et de folles bergères, qui mènent à la b(r)aguette leur petit monde besogneux de marlous et de chalands.
   A ce sujet, signalons que le Trésor annonce la création d'une nouvelle coupure de 14,62 gamasses, afin de répondre à la demande pressante des acteurs économiques de la Principauté. Cette valeur inhabituelle a été retenue pour correspondre au montant moyen du panier de la ménagère de moins de cinquante ans, contenant : un magnum de liqueur apéritive à la gentiane, trois livres de prunes, un pain cuit au bois de feu, un poulet réchappé de la maréchaussée, deux démonte-pneus, cinq kilos de sucre, une boîte de désherbant, et un ticket de loto. A l'intention des familles zéroparentales, cette coupure comporte une partie détachable par glissement d'une fermeture éclair permettant de la diviser en deux mini-coupures de 5,98 et 8,64 G (le G est l'abréviation officielle de notre monnaie), valeurs extrêmement utiles pour l'achat de boules à mâcher et de porte-plumes.
   Nous réserverons à nos lecteurs la présentation illustrée de cette nouvelle coupure. Patientez jusqu'au prochain numéro...

« The Gamassade & Ringue Banking Company », établissement financier de grande envergure et d'assise inébranlable, fournit, de Saillac à Limogne, les liquidités indispensables au développement d'une économie en plein essor (demander la carte des liquidités au maître d'hôtel).

Cette banque participe à hauteur de 49,7 % au financement des études techniques préparatoires du futur port franc en eaux profondes que le Prince a décidé de créer au confluent de la Fontaine de la Halle et de la Rigole des Eaux Pluviales de la rue de la Mairie. Sans attendre le résultat de ces études, la banque soutient déjà la construction d'un centre commercial destiné à abriter les nombreuses boutiques hors-taxes dont l'ouverture est prévue aux prochaines prunes.

Ce port accueillera en priorité les pédalos à triple coque et les sous-marins jaunes. Un sens gyro-broyatoire obligatoire, situé dans un coin reculé de la darse, permettra au menu peuple gamasson d'assister à de divertissantes manoeuvres. Les jours de fête, des parties de Touché-Coulé grandeur nature opposeront les différentes unités de la Principauté à celles des nations voisines, dans un grand élan ludique et jubilatoire. Les garde-côtes assureront le service de désordre, et les maître-nageurs sauvetards repêcheront tous ceux qui flotteront encore. De bien belles réjouissances de profil et en perspective !

Dépêches notre expert économique, Goldenbouille d'Escours de la Bourse en Banque(bi)route

Prunedi, ce 14 octobre 2002

- J'ai découvert un manuscrit à l'encre de prunes, qui semble dater de la plus haute époque, quand la culture gamassonne rayonnait sur une large partie du canton de Limogne. Ce document vénérable était écrit sur un parchemin en peau de zobi, animal fabuleux appelé "trombinator" en vieux gamasson.

Or donc le manuscrit raconte qu'à cette époque, les jours de la semaine avaient chacun un petit nom local : Prunedi, Pardi, Bouredi (ou Bouretsdi), Crocodi, Ringuedi, Suzedi, le Dimanche étant alors appelé Canedi, en raison d'une charmante coutume locale qui voulait que ce jour-là, après vêpres, l'on jette à son voisin une canne, en s'aidant d'un tube rempli de salpêtre.

On devine là l'origine d'un passe-temps bien anodin des journées dominicales d'aujourd'hui, la canne ayant été réduite à une canette, et le salpêtre avantageusement remplacé par des sucreries au désherbant.

De notre correspondant, Burn-out d'Escouilles


  

 

 

 

 

 

 

 

Revue de presse
 
De notre correspondant chez George Bûche
 
Petites annonces déclassées

 

Les Presses Universitaires Gamassonnes publient dans leurs Annales trimestrielles les résultats des travaux de l'IZEO, Institut de Zoologie d'Europe Occidentale, qui regroupe deux branches fonctionnelles distinctes, l'IZA, Institut de Zoologie Animale, et l'IZHU, Institut de Zoologie Humaine, abritant chacune divers laboratoires et unités de recherche travaillant indépendamment, et rattachés soit au CGRS, Centre Gamasson de la Recherche Scientifique, soit à l'Agence Gamasso-Européenne pour la Recherche. A noter que l'unité de recherche la plus active de l'IZHU est le LExTrans, Laboratoire d'Expérimentation Transcosmique de l'Université "Firmin LeSurdoué" - La Gamassade II.
   Au sommaire de la dernière livraison, on remarque sous la signature du Pr. Chenapan Burnet l'étude "Signes diacritiques oraux du discours écolo-politique durant la campagne électorale municipale de mars 2001 dans la Principauté", une éclairante "Bibliographie raisonnée de la juronologie barbaresque dans ses apports au langage périurbain contemporain", par Mâtin Delaube, et toutes les rubriques scientifiques habituelles : Programmes télé, Mots croisés défiant les Infidèles, Résultats du Loto Philosophique, Astrologie à l'usage du clergé.

Burnaud d'Escouilles



Nouvelles Internationales

Une inquiétude grandissante se fait jour dans la Principauté, où se répandent de folles rumeurs sur la situation des zones tribales des confins, dans la région semi-désertique de Marsa-E-Charif. Un illuminé dangereux, muni d'une piscine et se faisant appeler Ussama Bin Rehmon, entreprend de tchadoriser chevrières et bergères, d'enturbanner bouviers et rustres, et suscite parmi ces populations à peine tirées de l'âge de pierre un fanatisme aveugle, amenant certains malheureux à se précipiter à moto contre les dolmens parsemant la région, au grand dam des récolteurs de girolles qui aiment à folâtrer en compagnie de luronnes à l'ombre de ces vestiges.
   Si ces faits étaient avérés - et il le sont ! - un corps expéditionnaire international mixte serait rassemblé afin de ramener à la raison le tyranneau, et faire reprendre aux populations féminines si durement traitées le doux pli du harem princier.
   Le rédacteur en chef de l'Echo de la Gamassade prépare un reportage sur le front, sous un déguisement de drague-couine, afin d'informer le plus exactement possible ses fidèles lecteurs. (à suivre)

Kamal Ahmad d'Escouilles

Cette dépêche reçue de notre envoyé spécial permanent au Texas, qui nous fait un compte-rendu de l'opération Liberté immuable dans les cailloux en cours au pays des gens qui haïssent les femmes.

Chers voisins Gamassiens,

Comme le requiert le Traité de Saillagol de 1996, je vous annonce que les pourparlers avec Washington se poursuivent. M. Bush nous a en effet rendu visite, secrètement, dans la nuit de 12 juin au 32 avril afin de demander l'assistance de nos forces militaires dans sa chasse au terroriste, M. Oladen Ben Salade. Il a démontré un grand intérêt dans nos troupes de chocs, les fameux Bérets Roses, connus dans le monde entier sous le nom de "Turluteurs d'Élite" (qui s'étaient surtout fait remarquer pendant l'intervention humanitaire en Rouergue pendant le nettoyage ethnique des Rouerguais contre les Quercynois). La générale Valérie Dugland-Hexploset s'est entretenue avec moi-même, en privé, et a déclaré ses troupes prêtes à tous les sacrifices pour "sauver la démocratie". Nous avons dû lui rappeler que le Duché de Marsa n'était pas une démocratie et, confuse, elle sut se faire pardonner. Nous ne lui en voulons pas. Loin de là.
   Après une sieste réparatrice, les pourparlers avec M. Bush ont repris. Je vous épargne l'inanité de ses propos, car il n'a malheureusement pas encore maîtrisé sa langue maternelle, mais nous lui avons concédé l'usufruit de nos forces blindées (qui se résument à la fameuse 2CV Fourgonnette équipée d'une carabine 4,5mm montée sur tourette), ainsi que des troupes Blitzkrieg des généraux Lelong et Garrigues.
   Ces troupes n'étant équipées que d'une seule Honda 125XL de 1978, le général Lelong percera le front ennemi les jours pairs, et le général Garrigues les jours impairs.
   La marine sera aussi présente en Afghanistan, avec notamment notre Petit Bateau vert à rayures roses, qui sera porté par un de nos chers Béret Rose. L'aviation sera aussi de la fête, pardonnez-moi le mot, et notre dirigeable "Pif Gadget" est en route vers l'Afghanistan. Aux dernières nouvelles, il aurait dérivé au-dessus de l'Irlande, mais il devrait arriver à Kaboul dans les très prochaines années.
   Voilà donc les nouvelles, mes chers voisins, et sachez que les troupes du Duc de Marsa ne reculent jamais. Sauf, évidemment, si c'est l'heure de la pause. Mais ça...

Respectueusement,

Communiqué : A la requête expresse de Burn-out d'Escouilles, l'un de nos grands sages, et pour répondre à un besoin pressant et naturel, voici nos annonces gratuites. Dès maintenant, envoyez vos contributions à cette nouvelle rubrique.

Pour répondre aux annonces ou en publier, envoyez votre mèl à "l'Echo de la Gamassade".


  • Obus belle prestance cherche roquette coquette p. s'éclater.
  • Manchot échangerait gant de seconde main contre tuyau de première.



Immobilier :

A LOUER Habitations troglodytes. S'adr. Orifice du Tourisme.



Offres d'emploi  :
  • Rubrique Intermittents du spectacle.
    Théâtre des Opérations ch. souffleur polyglotte.
  • Intermittent du neurone ch. donneur d'organe pour greffe urgente. Ecrire à la CGT, réf. G.W. Bush.



Un envoi de M. Burne, d'Escouilles sur Garonne :
  • Truie sérieuse ch. mâle honnête p. cochonneries. S'adr. Castel du Panier, 1ère soue à dr.
  • Pour double fond, tiroir sérieux ch. culotte.
  • Vieux saligaud à mi-temps ch. vierges à temps partiel.
  • Perdu grognasse en cheveux, répondant au doux nom de Cunégonde par une bordée d'injures. A garder contre forte récompense.
  • Ech. longue cicatrice contre petites coupures.
  • Cheminot chamelier vend passage à niveau p. traversée du désert.
  • Sablier ch. petit tamis p. passer le temps.
  • Pour concours, cherche circonstances.



Un envoi de M. Chaval, de Troyes :
  • Boeuf achète CHER photos de vaches.
  • Vieux dégoûtant cherche serviette - URGENT.
  • A vendre : boîte vide - petit prix.
  • Apprenez l'anglais en 30 ans : allez vivre en GB.
  • Location sans chauffeur. Sans auto. Sans rien.
  • A louer juillet-août dentier homme.
  • A céder livre d'heures. Duc de Berry, 23 r. de Berri 75008 Paris.

Karl Ier, Duc de Marsa
(à ne pas confondre avec le Cardinal de Marsa)


Chronique de la diaspora

Vous n'êtes pas sans savoir ni ignorer que nombre de familiers de la Principauté vivent plus souvent à l'estranger qu'au pays. C'est l'occasion pour eux d'observer les coutumes indigènes et de nous faire partager leur émerveillement. Aujourd'hui, nous recevons cette chronique du Nouveau Monde.

Bonne nouvelles, chers Gamassiens !

   George Bush, aussi connu sous le gentil sobriquet Labruty, vient d'obtenir son certificat d'études. Au rattrapage, certes, mais tout de même. Que les mauvaises langues se taisent : le leader du monde libre a de l'éducation. Ayant maîtrisé le présent de l'indicatif, notre Vercingétorix local se tournerait bientôt vers le passé composé. Il serait même question de poursuivre le BEPC, mais nous n'osons espérer. Tout un chacun a ses limites.
   De même, il apparaît que les troubles palestiniens vont prendre fin : Bush a en effet demandé, très poliment, à M. Arafat de "calmer sa joie sans ça, ça va ch*** des bulles au napalm". Auquel M. Arafat aurait répondu : "Combien pour tes santiagues, ducon ?"

 

   Les jeunes filles Bush se font toujours remarquer par leurs bacchanales aussi frénétiques que des colique bérurières, et c'est un bien méchant policier qui les a réprimandées pour avoir vomi sur une voiture de la milice locale. Le milicien d'ailleurs n'était pas content et a demandé à la petite Jenna Bush de se mettre à genoux pour souffler dans le ballon du "gentil petit milicien". Il s'ensuivrait que la douce Jenna aurait interprété, à la flûte texane velue, "Le Petit Poireau qui Gonfle" de notre cher Mauzar cadurcien pour se faire pardonner et oublier.
   Je n'ai rien vu personnellement, on me l'a raconté, ou alors j'invente : après trois cafés double et deux cigarettes, je ne réponds plus de la véracité de mes propos.
   Autres nouvelles du Texas : la peine de mort va bien, la population de Houston est maintenant tombée à 1324 habitants, dont 1097 miliciens armés jusqu'aux dents, bien sûr : il faut bien contrôler la population. La paix règne, et si ce n'était du manque de clients, le commerce se porterait très bien.
   Il a été aussi prouvé que 74 personnes nées au Texas savent LIRE ! Si l'on parvient à les arrêter de faire l'amour avec leurs soeurs, ils seront prêts à être présentés au monde comme citoyen dont Bush peut être fier. Peut-être même de futurs ministres ? Voire des mécaniciens de tondeuses à gazon à changement de vitesses arbitré par zicoutil ? Nous verrons.

 

   Voilà donc pour les nouvelles de la famille royale etazunidienne, nos chers Bush, et de leur domaine culturellement splendide. N'oublions pas que sans nos amis américains, nous n'aurions pas le plaisir de Loft Story ! Tous en choeur : "Merci les gentils petits américains !"

A bon entendeur, ça suze !

Karl Ier, Duc de Marsa, propriétaire d'un stylo à bille presque neuf.


  

 

 

 

 

 

 

 

Joyeusetés de la musique gamassonne

Les Gamassons, de tout temps, ont été taxés de basse, voire très basse fidélité (ils furent longtemps surnommés les teppaz du bas-Quercy). Les moralistes et les ethnologues expliquent cette réputation par la tradition de vagabondage ininterrompu, jusqu'à une période fort récente, de libres bergères à travers le causse.
    Mais aujourd'hui que triomphe dans tous les foyers gamassons la très haute fidélité, les audiophiles ont décidé de frapper un grand coup, en publiant une série de disques consacrés aux trésors de notre musique, dont la joyeuse tradition, épicurienne sinon polissonne, voire même franchement paillarde, se perpétue depuis la nuit des temps.
    En avant-première, nous présentons à un public raffiné de connaisseurs exigeants le premier disque de cette nouvelle collection Joyeusetés de la musique gamassonne qui comprendra 234 disques, réunis en un coffret de pierre de taille, dont la prochaine parution fera date dans le milieu des audio-haltérophiles et des amateurs du répertoire musical gamasson.

    On ne présente plus le Maître Fanfaron Couacq, gloire sans conteste de la musique gamassonne contemporaine, à qui ce premier disque est consacré. Rappelons seulement qu'il est l'actuel titulaires des grandes orgues de la cathédrale Saint-Benêt de Belregard, et professeur émérite au Conservatoire Princier de Saint-Jehan-de-Fajolle, où il initie les jeunes générations aux délices de son art.
   Cet artiste achevé (certains disent même fini...) peut s'enorgueillir de la haute protection et de l'estime de notre Prince bien-aimé, qui ne manque pas de le solliciter pour agrémenter ses parties fines d'un commentaire musical guilleret, propice aux exploits les plus inattendus, vérifiant à satiété la fière devise de la Principauté : "Durum mollis habere", que l'on pourrait traduire "pas facile de rester souple".
    L'œuvre gravée sur ce disque, "L'Impromptu de la Gamassade", est une commande du triste Sire de Panier, désireux de jouer les altesses en son manoir décati. Nonobstant la médiocrité et la suffisance du commanditaire, le Maître s'est surpassé dans ce Gran Notturno en cinq parties, aux sonorités voilées, dont les harmonies quasi éteintes traduisent à merveille le raffinement et la subtilité des propos qui s'échangent traditionnellement durant les soirées amicales gamassonnes.
    Les interprètes, venus d'horizons très divers mais tous animés d'un sens du tempo et d'une musicalité sans défaut, sont actuellement les meilleurs ambassadeurs de l'art de vivre et des traditions culturelles de notre principauté. Résidant habituellement dans différents pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie, ils se font à l'étranger les relais de l'authenticité sophistiquée dont Son Altesse le Prince Jehan-Louy veut faire l'idéal de son règne.

Burnaud d'Escouilles


 
Editorial de l'éditeur

 

Le président de la compagnie aux commandes d'un DC3 d'Air Vallet dans le trafic de la piste de Gamassade-Belregard.
 

Le développement foudroyant de l'informatique et de l'internénette favorise les rapprochements et unions en tous genres.
   Pas plus tard que tout-de-suite, nous apprenons la prise de participation majoritaire du Trésor Gamasson dans la compagnie aérienne qui monte, AIR-VALLET, elle-même née du rapprochement, hasardeux mais réussi, de la rigueur commerciale personnifiée par Maurice Vallet, et de l'esprit d'aventure et de découverte qui fait depuis toujours la renommée de la maison Boulurtique, pionnier de la grande distribution en Europe.
   Gageons que le développement à venir de cette société répondra à la confiance que lui accorde le Trésor. Il faut souligner que l'ouverture toute récente d'une liaison aérienne directe entre l'aéroport international de la Gamassade-Belregard et Viengchang, la capitale lanchangaise desservie toutes les semaine avec de nombreuses escale enchanteresses, est assurément de nature à faire exploser un marché jusque-là très confidentiel, voire élitiste.
   La nouvelle classe Bergère, fruit de longues études de marketing ovin et porcin, propose en effet des prestation inconnues jusqu'à présent (litière blue grass changée toutes les six heures, décrottoir à chaque siège, amuse-gueule aux chardons et aux ortie, prunes du Causse à volonté, etc.).
   Tous nos voeux de succès accompagnent cette belle initiative culturelle autant que commerciale.


Nouvelles de l'Estranger
De notre correspondant particulier en Asie Yan Tabé (traduction de Burnaud d'Escouilles).

Dérapages funestes

Une belle cérémonie a rassemblé il y a peu dans la capitale du Lanchang l'élite de la recherche en sciences humaines du Sud-est asiatique, à l'occasion de la remise d'une décoration à un chercheur émérite, Messire Tasso de la Tassotière.
   Après les toasts officiels en l'honneur du récipiendaire, la fine fleur de la recherche appliquée est allée poursuivre ses investigations et parfaire sa connaissance intime du milieu local en procédant à des sondages et des entretiens très poussés dans les lieux publics de la ville. C'est ainsi que fut offert aux populations horrifiées le spectacle insoutenable de nos meilleurs savants s'adonnant à la boisson dans des orgies de cola, de bière et de limonade.
   A la suite de quoi, cette fine équipe s'est permis de jouer aux dominos, aux petits chevaux et aux charades, sans oublier des propos en verlan, et un Rap du Dictionnaire dont la débauche et l'impudeur feront date dans l'histoire de ce charmant pays, dont la tatillonne administration tient tant à sauvegarder l'image.   Une convocation au Ministère des Affaires Etrangères sera la conséquence de ces extravagances.


Art & Culture
Le festival d'été de la Principauté

Comme chaque année, le festival d'Eté de la Gamassade a vu la création de plusieurs oeuvres contemporaines, ainsi que la reprise de grands classiques des scènes lyrique et dramatique.
   Au nombre des créations figure le Grand Concerto pour Cornemuse et Xylophone, en faribole majeure, du célèbre compositeur gamasson Fanfaron Couacq, titulaire des grandes orgues de la cathédrale Saint-Benêt de Belregard, et professeur hors-classe au conservatoire de Saint-Jehan de Fajolle. Cette oeuvre magistrale a conquis les auditeurs par son lyrisme chatoyant et sa couleur instrumentale si particulière, la cornemuse quercynoise se mariant fort habilement au xylophone amérindien dans un choral digne de Bach, la localité bien connue, voisine de la Principauté.
   Nous n'en finirions pas d'évoquer toutes les beautés de cette partition. Qu'on nous permette cependant de citer cette subtile réflexion, entendue dans la loge princière, après l'exécution de l'oeuvre : "Ca, c'est de la musique, maquarelle !".
   Un autre temps fort du Festival fut la projection, dans le cycle Art & Espace, d'une rétrospective des reportages retraçant les tirs du Centre Spatial Gamasson depuis 1949.

  

 

 

 

 

 

  

 


 

Rubrique hippique
On en parlait depuis quelques temps déjà : c'est fait !

Le Haras Princier est en cours de construction sur un terrain d'Etat, d'après les plan de l'architecte que le monde entier envie à la Principauté : Georgette James Ray Fairtafaith.
   Un vaste corps de bâtiment à usage équestre vient se raccorder par le petit bout au club-parthouse qui accueillera le gratin de l'équitation mondiale pour des sauts d'obstacles très spéciaux.
    Un petit manège, que nous observons depuis fort longtemps, présentera des exhibitions que même les Américains n'osent proposer dans leurs westerns les plus échevelés. Jugez plutôt : saut à l'élastique du cavalier muni de sa monture, bains de vapeurs de Suze, grand assaut en brouette népalaise, slalom entre les pruniers, et autres figures de style époustouflantes et rares.

 
Actualités
La campagne de tirs de l'été s'est achevée sur de francs succès

Selon les termes de l'accord de coopération qui lie notre grande voisine, la République française, à la Principauté, l'équipe du Pr. Mel Taprun a été renforcée par la présence active et l'expérience du Pr. Borelahah. L'objectif de cette nouvelle campagne était de tester la capacité de nos savants à improviser la fabrication des pas de tir, la mise au point des ergols et le lancement des projectiles à un rythme très soutenu, sans négliger pour autant la précision ni la fiabilité.
   De source bien informée, il nous est revenu que tous ces objectifs avaient été très facilement atteints.


 
Vous vous lassez de votre limousine ? Transformez-la en cabriolet !
Nous réalisons vos rêves les plus fous :
découpe sur mesure, peinture déjantée.
Visitez notre exposition, face à la Halle.

 

 

 

 

 

 

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